Écologie Ottawa a participé à la réunion du Comité de l’environnement et du climat du Conseil municipal le mardi 16 juin afin de présenter une intervention concernant la deuxième mise à jour du Plan directeur sur les déchets solides de la Ville. Deux ans après l’adoption de ce plan, la Ville réalise des progrès notables en matière de détournement des déchets, en s’informant sur les initiatives menées par les communautés et en les appuyant. Il reste toutefois beaucoup à faire pour encourager une culture « zéro déchet » et développer une économie circulaire.
Veuillez lire notre intervention ci-dessous, ou visionnez-la ici.
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Tout d’abord, nous tenons à féliciter le Conseil municipal d’avoir exigé la publication de rapports d’étape annuels sur la mise en œuvre de notre Plan directeur des déchets solides. La bonne gestion de notre système de gestion des déchets est une fonction municipale essentielle, et le public doit être régulièrement informé de l’avancement des travaux. Nous tenons également à féliciter le personnel municipal pour son travail dans la mise en œuvre du Plan directeur des déchets solides. Ce rapport décrit un large éventail d’initiatives en cours visant à promouvoir une culture « zéro déchet » et à développer une économie circulaire. Notre Plan directeur des déchets solides est très bon, et nous commençons à en voir les fruits. Il est particulièrement encourageant de constater que la Ville appuie les efforts de la communauté. C’est au sein de la communauté que réside l’essence même de la promotion d’une culture « zéro déchet ». C’est au sein de celle-ci que les gens décideront si un objet peut être réutilisé par quelqu’un d’autre, ou même s’ils n’ont pas besoin d’avoir besoin de l’acquérir en premier lieu. Plus encore, la mise en place d’une économie circulaire — et en particulier d’une économie du partage — favorise les liens sociaux qui enrichissent notre ville et renforcent même la résilience de la communauté.

Ça ne fait que confirmer que les Ottaviens sont impatients de réduire leurs déchets, et ça appuie nos demandes pour améliorer le financement des initiatives communautaires — notamment, pour augmenter le financement disponible à au moins 500 000 $ par année, rendre le financement pluriannuel et permettre que les salaires du personnel, les frais d’exploitation et les assurances soient considérés comme des dépenses admissibles. Nous espérons que lorsque le programme fera l’objet d’un examen au début de l’année prochaine, le Conseil reconnaîtra cet enthousiasme communautaire et augmentera les investissements. À ce propos, nous recommandons que le personnel présente davantage de données sur l’impact de ces efforts de réacheminement. Comment ces efforts se rapportent-ils à ce qui est envoyé au dépotoir du chemin Trail? Par exemple, quand on organise des ateliers de réparation, y a-t-il une diminution correspondante des textiles qui aboutissent au chemin Trail? À mesure qu’on améliore le réacheminement des objets encombrants, y en a-t-il moins déposés en bordure de rue? Et quelles sont les économies de coûts associées à cette réduction des articles envoyés à Trail, ainsi que les réductions d’émissions correspondantes? Ça ne veut pas dire qu’on ne devrait pas entreprendre d’efforts de réacheminement à moins qu’il y ait un effet observable immédiat — et nous reconnaissons que la collecte de ces données est compliquée. Mais ça aiderait à démontrer pourquoi les efforts de réacheminement sont si importants. C’est donc encourageant de voir que le rapport promet que « les impacts des GES seront quantifiés dans les prochains rapports annuels ».
Une telle analyse coûts-avantages est particulièrement importante compte tenu des coûts associés aux approches de gestion des déchets en fin de cycle. Ça donne à réfléchir de voir dans le rapport que la Ville continue d’explorer ce qu’elle appelle la « valorisation énergétique des déchets », mais qui revient en fait à brûler nos déchets, avec tous les risques environnementaux, sanitaires et financiers que ça implique. C’est difficile d’imaginer que les 862 millions de dollars que pourrait coûter la construction d’un incinérateur, ou les 47 millions de dollars par année pour le faire fonctionner, ne pourraient pas plutôt être investis dans le développement d’une économie circulaire à Ottawa qui ferait figure de modèle pour le pays, voire pour le continent. En ce qui concerne les données, ça a été utile de voir les résultats de la récente étude sur la mise au rebut. Cette étude démontre ce qu’on savait déjà : limiter, même très doucement, la quantité de déchets que les gens peuvent mettre aux déchèts les encourage à réduire ce volume — ce qui, à son tour, aidera à prolonger la durée de vie de l’enfouissement du dépotoir Trail, à réduire les émissions, et ainsi de suite. Le Conseil doit revenir dès que possible sur la question de nouvelles restrictions concernant la sortie des déchets en bordure de rue et avoir le courage de faire ce que des dizaines de municipalités partout en Ontario font déjà, en imposant des restrictions plus strictes sur la quantité de déchets autorisée.
Nous avons hâte de voir d’autres résultats positifs découlant de la mise en œuvre du Plan directeur des déchets solides, et insistons pour qu’on investisse aussi davantage dans le bon travail que nos collectivités font déjà et pourraient faire de plus.