Résultats du sondage environnemental mené auprès de tous les candidats en 2026

Les résultats du sondage environnemental auprès de tous les candidats d’Écologie Ottawa sont ENFIN DISPONIBLES!

Au début du mois de septembre, Écologie Ottawa a demandé à tous les candidats à la mairie et au Conseil municipal de faire part de leur position sur 10 enjeux environnementaux clés auxquels Ottawa est confrontée. Faites défiler la page vers le bas pour découvrir les réponses des candidats de votre circonscription. 

À propos du sondage

Tous les candidats ont été invités à répondre à 10 questions portant sur des enjeux environnementaux cruciaux, notamment le transport en commun et le transport durable, les limites urbaines d’Ottawa, la résilience climatique, le couvert forestier urbain, les déchets et l’économie circulaire, la réduction des émissions dans le cadre du programme « Évolution énergétique », le Traité de non-prolifération des combustibles fossiles, la protection de la biodiversité et la participation communautaire à la prise de décisions en matière d’écologie. Pour consulter la liste complète des questions et savoir comment le sondage a été mené, rendez-vous sur notre page de lancement du sondage.

Ce que vous pouvz faire dès maintenant

  • Vous pouvez PARTAGER les résultats du sondage sur l’environnement auprès de tous les candidats avec vos voisins et vos amis – en personne et en ligne.
  • INCITEZ vos candidats à en faire PLUS — et continuez à réclamer l’ambition environnementale audacieuse dont nous avons besoin après le jour du scrutin.
  • Et surtout, allez VOTER le 26 octobre, en plaçant l’environnement et la justice climatique aux premiers rangs.
  • Suivez nos mises à jour électorales sur les médias sociaux (@Écologie Ottawa) pour rester informé de notre initiative électorale.

Les citoyens ont tout le pouvoir de déterminer l’issue de cette élection et l’avenir de l’écologie à Ottawa.

Réponses des candidats

La page de chaque circonscription est organisée par question, les réponses de tous les candidats ayant répondu à cette question étant regroupées, ce qui vous permet de comparer facilement, une par une, la manière dont les candidats de votre circonscription ont répondu à la même question. Nous encourageons les résidents à lire les réponses complètes des candidats, plutôt que de les parcourir rapidement, afin d’avoir une idée aussi claire que possible de la position réelle de chaque candidat.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez en savoir plus sur notre initiative relative aux élections municipales de 2026, veuillez consulter cette page.

Consultez les réponses de chaque candidat dans le tableau ci-dessous: 

Traduit en français par des bénévoles d’Écologie Ottawa. En cas de divergence, la version anglaise originale fait foi: ecologyottawa.ca/all_candidates_survey_results_2026  

Vous voulez savoir comment se comparent les candidats à la mairie en matière d’actions environnementales et climatiques? Alors, lisez ce qui suit!

  • On a demandé aux candidats de répondre à 10 questions avec leurs propres mots.

  • Tout est dans les détails. Nous vous recommandons VIVEMENT de lire les réponses complètes de chaque candidat ci-dessous, classées par question, afin de bien comprendre à quel point les candidats sont engagés envers diverses questions environnementales.

Traduit en français par des bénévoles d’Écologie Ottawa. En cas de divergence, la version anglaise originale fait foi: ecologyottawa.ca/all_candidates_survey_results_2026 

Ont répondu (4 sur 14) : Ali Shayvard, Jeff Leiper, Neil Saravanamuttoo, Peter Westaway

*** Les candidats Alex Lawson, Mark Sutcliffe, Zed Chebib, Suraj Harish, Bernard Couchman, Jacob Solomon, Josh Rachlis et Geoff Nicholas n’ont pas participé à ce sondage. Les coordonnées courriel des candidats Queen Divine Priya Amber Bakshi et Amjad Ali Syed n’ont pas été fournies.

1. Comment vas-tu améliorer la fiabilité, la fréquence et l’abordabilité des services d’OC Transpo, pour qu’ils constituent une alternative attrayante à l’utilisation de l’auto partout en ville?

Ali Shayvard

« Ottawa a besoin d’un réseau de transport en commun sur lequel les gens peuvent réellement compter.

En tant que maire, ma priorité sera de rendre OC Transpo suffisamment fiable, fréquent et abordable pour que l’utilisation du transport en commun devienne une véritable alternative à l’auto, et non pas quelque chose que les résidents n’utilisent que lorsqu’ils n’ont pas d’autre choix.

Tout débutera par la fiabilité. Si l’arrivée d’un autobus est prévue, les résidents devraient pouvoir compter sur le fait qu’il se présentera. Nous avons besoin de concentrer nos ressources sur un service fiable, de meilleures correspondances, des horaires réalistes et une desserte suffisante sur les itinéraires dont les gens dépendent chaque jour.

Je mettrai également en place un laissez-passer mensuel de 90 $ pour les adultes. À une époque où le coût du logement, de l’épicerie et de la vie quotidienne ne cesse d’augmenter, le transport en commun devrait contribuer à réduire la pression financière qui pèse sur les familles et les travailleurs. Un laissez-passer mensuel plus abordable encouragera davantage de résidents à choisir régulièrement le transport en commun, ce qui contribuera à augmenter la fréquentation tout en permettant aux gens de garder plus d’argent dans leur poche.

Mais l’abordabilité n’a de sens que si le service vaut la peine d’être payé. Mon plan consiste à combiner des tarifs réduits avec une fiabilité et une fréquence accrues, afin que les résidents des zones urbaines, suburbaines et rurales d’Ottawa disposent d’un réseau sur lequel ils peuvent compter.

Je me présente à la mairie parce que je crois que les services publics devraient servir les intérêts des gens qui les financent. Le transport en commun est une infrastructure essentielle, et Ottawa devrait disposer d’un réseau abordable, fiable et conçu en fonction des besoins des résidents.

C’est le genre de ville que je veux bâtir. »

Jeff Leiper

« Pour que les gens choisissent le transport en commun plutôt que l’auto, le service doit être fiable, fréquent et abordable. Cela signifie qu’il faut reconstruire le réseau avant de pouvoir espérer que les usagers reviennent.

Je vais annuler les récentes réductions de service et rétablir la fréquence sur les itinéraires principaux dont les gens dépendent le plus. Je mettrai en place une « Garantie de service de transport en commun », assortie de normes claires et rendues publiques concernant la fréquence et la ponctualité, afin que les usagers sachent à quel niveau de service s’attendre et qu’OC Transpo soit tenue responsable en cas de manquement.

Nous avons également besoin de rendre les autobus plus rapides et plus fiables. J’étendrai les voies réservées aux autobus dans tout Ottawa et je ferai avancer le projet de BRT de la ligne Baseline en priorité, afin que les autobus passent moins de temps coincés dans la circulation.

Enfin, l’abordabilité financière est essentielle. Je protégerai les options tarifaires abordables et ferai d’augmenter l’achalandage une priorité. L’objectif est simple : un réseau de transport en commun suffisamment fiable et pratique pour que laisser sa voiture à la maison soit un véritable choix pour tous les habitants d’Ottawa. »

Neil Saravanamuttoo

« Ottawa a besoin de transport en commun fiable, fréquent et abordable. Pour répondre à ces trois critères, il faut régler les problèmes de service qui frustrent les usagers tout en faisant du transport en commun un choix plus abordable.

Partout en Amérique du Nord, les villes doivent composer avec de longs délais d’attente pour l’acquisition de nouveaux autobus en raison de la pénurie de pièces, de la capacité de fabrication limitée et des pressions financières exercées sur les fournisseurs. Mettre plus d’autobus en circulation et renforcer l’entretien prendra du temps. Mais les usagers ont besoin de soulagement dès maintenant.

Ma proposition « Buck a Ride Citywide » — des tarifs de 1 $, plafonnés à 40 $ par mois sans coût supplémentaire pour les contribuables — permettrait des économies immédiates pour les usagers actuels et encouragerait les gens à revenir à mesure que le service s’améliore. Le financement proposé s’appuie sur le transfert des responsabilités provinciales en matière de train léger et sur les économies transitoires identifiées dans le cadre du programme « Open Books, 100 Days ». À plus long terme, je mettrai sur pied des sociétés immobilières de la Ville afin de développer les terrains publics situés le long des lignes de transport en commun et de générer un volet de revenus continu pour aider à financer le transport en commun.

Parallèlement à l’abordabilité, je m’efforcerai de rétablir les itinéraires express dans la mesure où la capacité le permet, de prioriser une desserte fréquente sur les axes clés, d’exiger des renseignements précis sur les heures d’arrivée et de départ, et d’aider les autobus à circuler plus facilement dans la circulation. Les usagers et les conducteurs de première ligne participeront à la refonte du réseau. Je solliciterai également l’appui provincial à l’exploitation en collaboration avec d’autres municipalités — afin que nous puissions tourner la page sur ce chapitre difficile et offrir un transport en commun abordable et digne de confiance.

Enfin, nous avons également besoin de leadership et de transparence en matière de transport en commun : quels sont les problèmes du train léger, combien coûtera sa remise en état et combien de temps cela prendra-t-il? En tant que maire, je ferai preuve de clarté sur ce que nous savons, ce qui reste incertain et qui est responsable, en fournissant des mises à jour honnêtes sur les progrès et les contretemps. »

Peter Westaway

« Je commencerais par offrir une semaine complète de tarifs de transport en commun gratuits. J’étudierais les chiffres pour voir quelle différence cela ferait, puis je demanderais à tous les Ottawiens ce qu’il faudrait pour les inciter à utiliser le transport en commun. Nous devrions utiliser des petits autobus pour le service après les heures de pointe afin que les grands autobus ne circulent pas à vide. »

2. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte ses engagements en matière de transport durable, comme la marche, le vélo et les moyens de transport à roues?

Ali Shayvard

« Je crois que l’infrastructure d’Ottawa devrait répondre aux besoins de tous, que l’on se déplace à pied, à vélo, en engin à roues, en transport en commun ou en auto.

En tant que maire, j’appuierai la mise en place de trottoirs, de pistes cyclables et de sentiers sécuritaires, interconnectés et accessibles, tout en comblant les lacunes et en améliorant les intersections afin que les gens puissent se déplacer dans notre ville en toute sécurité et confortablement. Nous avons également besoin de veiller à ce que ces itinéraires soient correctement entretenus toute l’année et conçus en tenant compte de l’accessibilité.

Cette transition doit se faire en douceur et offrir aux résidents des choix plus sécuritaires et plus pratiques, sans leur en retirer. Mon objectif est simple : bâtir une ville d’Ottawa où chacun dispose d’un moyen fiable et accessible pour se rendre là où il a besoin de se rendre. »

Jeff Leiper

« Ottawa a besoin de permettre aux gens de se déplacer plus facilement et de manière plus sécuritaire sans devoir toujours compter sur une auto. Cela signifie promouvoir le transport actif, notamment la marche, le vélo et les engins à roues, et veiller à ce que notre réseau de transport offre aux gens des choix pratiques.

Je m’attacherai à améliorer les liaisons entre les quartiers, les transports en commun, les écoles, les lieux de travail et d’autres destinations, tout en comblant les lacunes qui rendent la marche, le vélo ou les engins à roues difficiles ou dangereux.

Nous avons également besoin d’entretenir l’infrastructure dont nous disposons déjà. Les trottoirs, les sentiers et les autres voies de transport actif doivent être accessibles et correctement entretenus toute l’année, y compris en hiver.

« Ottawa s’est déjà engagée à augmenter la part des déplacements effectués par des modes de transport actifs et durables. Je veillerai à ce que ces engagements se reflètent dans la façon dont nous planifions les projets de transport, établissons nos priorités et investissons dans nos infrastructures. »

Neil Saravanamuttoo

« Ma priorité est de rendre les réseaux de transport existants plus sécuritaires et plus accessibles. Tellement de résidents sont confrontés à des lacunes dangereuses entre leur quartier et le réseau de sentiers d’Ottawa. Je m’attacherai à combler ces lacunes, en particulier en banlieue, afin que davantage de personnes aient la possibilité pratique de se déplacer à vélo pour leurs déplacements quotidiens.

Les conseils communautaires de sécurité routière que je propose permettront de combiner les connaissances des résidents et l’expertise des ingénieurs afin d’identifier les intersections dangereuses et de prioriser les améliorations.

La budgétisation participative permettra également aux résidents d’avoir leur mot à dire directement sur les investissements locaux, notamment en matière de passages piétons plus sécuritaires. Ces approches offrent aux personnes qui marchent, qui se déplacent à vélo ou qui utilisent des appareils d’aide à la mobilité un moyen de contribuer à définir les priorités de leur quartier. »

Peter Westaway

« Je favoriserais le vélo de plusieurs façons, notamment en organisant beaucoup plus de balades familiales. J’utiliserais des mesures incitatives, comme des récompenses faites par les magasins de vélo locaux. Je mettrais l’accent sur la création de voies cyclables de base dans les rues secondaires et je supprimerais les voies cyclables de Laurier et d’O’Connor. »

3. Quelle est votre position sur l’élargissement des limites urbaines d’Ottawa?

Ali Shayvard

« Je ne m’oppose pas à l’élargissement des limites urbaines d’Ottawa lorsque nous avons véritablement besoin de cela, mais l’élargissement ne devrait pas être notre première solution.

Ottawa a déjà l’occasion d’avoir des terrains importants et des possibilités de développement au sein de la zone urbaine existante. Nous devrions d’abord nous concentrer sur l’utilisation responsable des terrains, construire davantage de logements là où les infrastructures et les services existent déjà, et mieux exploiter les propriétés sous-utilisées.

Une expansion simplement pour le plaisir d’étendre les limites peut entraîner des coûts supplémentaires pour les routes, le transport en commun, l’approvisionnement en eau et d’autres services. Mon approche serait celle d’une croissance responsable : utiliser efficacement les terrains dont nous disposons déjà et étendre les limites lorsque la croissance démographique et les besoins en logements le justifient clairement. »

Jeff Leiper

« Je ne soutiens pas l’élargissement des limites urbaines d’Ottawa comme première réponse à la croissance. Ottawa a l’occasion d’accueillir de nouveaux logements au sein de la zone urbaine existante, en particulier à proximité des réseaux de transport en commun et dans les communautés où les infrastructures et les services existent déjà.

Une expansion vers l’extérieur continue entraîne des coûts à long terme. Il faut construire et entretenir de nouvelles routes, des canalisations, des voies de transport en commun et d’autres infrastructures, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les finances et les services de la Ville. Cela peut également augmenter la pression sur les terres agricoles d’Ottawa, les collectivités agricoles et les terres rurales. La protection de ces terres est importante pour l’avenir à long terme d’Ottawa.

Ma priorité sera de mieux utiliser les terrains et les infrastructures dont nous disposons déjà, d’appuyer la création de logements au sein des collectivités existantes et à proximité des réseaux de transport en commun, tout en protégeant les terres agricoles et en veillant à ce que la croissance s’accompagne des services et des infrastructures dont les résidents ont besoin. »

Neil Saravanamuttoo

« Je m’oppose à l’élargissement des limites urbaines. Ma priorité est d’investir dans les quartiers existants et de moderniser les infrastructures dont les résidents dépendent déjà. Étendre le développement à de nouvelles zones crée des infrastructures supplémentaires que les générations futures devront entretenir, alors que les communautés existantes ont encore besoin de remplacements d’égouts et d’autres améliorations essentielles.

De plus, Ottawa a besoin de réexaminer les hypothèses de croissance qui sous-tendent ses prévisions en matière de logement et d’infrastructures avant de s’en servir pour justifier une expansion urbaine aussi importante. Compte tenu de la réduction des objectifs d’immigration, de la baisse des taux de natalité et des compressions dans la fonction publique fédérale, nous ne pouvons pas supposer que la croissance démographique passée se poursuivra sans changement. Notre planification doit refléter les données actuelles. »

Peter Westaway

« Ma priorité absolue est de mettre en place un aménagement intelligent dans la ceinture verte d’Ottawa afin que nous n’ayons pas besoin d’étendre les limites urbaines, et que nous débutions par la protection de la ceinture en créant une vaste ceinture verte adéquate à l’extérieur de ces limites, sur le modèle de l’immense ceinture verte de l’Ontario autour de Toronto, qui connaît un grand succès. »

4. Comment protégeriez-vous les résidents d’Ottawa, particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, contre les effets des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes, fumée des feux de forêt, chaleur extrême, etc.) ?

Ali Shayvard

« Les changements climatiques sont déjà une réalité, et les résidents d’Ottawa en ressentent les effets sous forme d’inondations, de chaleur extrême, de violentes tempêtes, de fumée de feux de forêt et d’autres situations d’urgence.

En tant que maire, je m’attacherai à rendre Ottawa plus résiliente en investissant dans les infrastructures qui protègent la population. Cela signifie améliorer les réseaux de drainage et de gestion des eaux pluviales, renforcer les routes et les infrastructures publiques, se préparer aux vagues de chaleur extrême et aux épisodes de fumée, et veiller à ce que les services d’urgence soient prêts à intervenir rapidement, particulièrement pour les aînés, les résidents à faible revenu et les autres personnes vulnérables.

Je me présente en tant que socialiste démocratique, car je crois que le gouvernement doit œuvrer pour la population. L’une des responsabilités les plus importantes de la Ville est de protéger les résidents et de veiller à ce que nos infrastructures soient suffisamment solides pour relever les défis auxquels nous sommes déjà confrontés.

Nous ne pouvons pas contrôler tous les phénomènes météorologiques, mais nous pouvons veiller à ce qu’Ottawa y soit mieux préparée. »

Jeff Leiper

« Les changements climatiques touchent déjà Ottawa sous forme d’inondations, de vagues de chaleur extrêmes, de tempêtes violentes et de fumée provenant des feux de forêt. Nous avons besoin de nous préparer à ces événements avant qu’ils ne se produisent, préférant réagir une fois les dégâts causés.

Nous avons besoin de rendre nos infrastructures plus résilientes. Depuis trop longtemps, Ottawa sous-finance l’entretien et le renouvellement des infrastructures qui protègent nos collectivités. Je prioriserai les investissements dans la gestion des eaux pluviales et la protection contre les inondations, les réseaux d’eau et d’eaux usées, ainsi que d’autres infrastructures essentielles, afin que notre ville soit mieux préparée aux tempêtes violentes et aux conditions météorologiques extrêmes.

Nous avons également besoin de protéger la population, en particulier les résidents les plus vulnérables. Cela signifie élargir l’accès à des espaces rafraîchissants et à l’air pur, améliorer la communication avec le public et les mesures d’appui d’urgence, et collaborer avec les organismes communautaires qui viennent déjà en aide aux aînés, aux personnes en situation de sans-abri et aux résidents à faible revenu.

Nous avons besoin de tirer les leçons des récents événements météorologiques extrêmes, de cerner les zones vulnérables et d’effectuer les investissements nécessaires avant que la prochaine situation d’urgence ne survienne. Se préparer dès maintenant permet de protéger les gens, leurs résidences et les infrastructures dont nous dépendons tous, tout en réduisant les coûts bien plus élevés qu’entraînerait l’inaction. »

Neil Saravanamuttoo

« La protection des résidents débutera par la résolution des problèmes d’infrastructure dont nous avons déjà connaissance. À la suite des inondations de la Fête du Canada et d’autres tempêtes, les résidents ont dû faire face à des coûts énormes pour éliminer la moisissure, déblayer les débris contaminés et réparer leurs maisons. Répondre aux besoins d’infrastructure qui s’accumulent depuis trop longtemps n’a pas été une priorité des conseils municipaux précédents, mais ce le sera pour moi.

Je réaffecterai des centaines de millions de dollars de financement destiné aux infrastructures, initialement prévu pour le projet Tewin, à la modernisation des réseaux d’eaux pluviales dans les quartiers existants. Cela signifie accélérer les améliorations attendues depuis longtemps aux égouts et au drainage, tout en mettant en œuvre des solutions fondées sur la nature, notamment des arbres et des plantes indigènes ainsi que des bassins de rétention des eaux pluviales qui absorbent et retiennent les précipitations. Nous devons investir dans la prévention des dommages avant la prochaine tempête majeure.

Je mettrai également en place des programmes à l’échelle des quartiers pour aider les ménages à installer des pompes de puisard et des clapets anti-retour, en rendant ces améliorations plus faciles et plus abordables grâce à la coordination des achats, de la gestion de projet et du financement. La rénovation énergétique des maisons et l’intensification de la plantation d’arbres protégeront aussi les résidents contre la chaleur extrême tout en contribuant à réduire leurs factures d’énergie. »

Peter Westaway

« La reconstruction et le renforcement progressifs de notre réseau d’égouts existant doivent être une priorité. »

5. Comment allez-vous préserver et étendre le couvert forestier d’Ottawa ?

Ali Shayvard

« Ottawa a besoin de protéger les arbres dont nous disposons déjà tout en continuant à en planter davantage aux bons endroits.

En tant que maire, j’appuierai la protection des arbres matures en bonne santé, l’expansion de la plantation d’arbres dans nos rues, nos parcs et nos quartiers, et je veillerai à ce que la Ville entretienne correctement les arbres que nous plantons afin qu’ils survivent et poussent.

Mais nous avons également besoin de planter les bons arbres. Étant donné qu’Ottawa subit des tempêtes plus violentes et des conditions météorologiques extrêmes, nous devrions choisir des espèces d’arbres adaptées et résilientes, et nous assurer qu’elles ont besoin du sol et de l’espace nécessaires pour développer un système racinaire solide. L’objectif devrait être d’avoir des arbres en santé capables de résister aux aléas climatiques d’Ottawa, tout en réduisant le risque que des arbres s’abattent et endommagent des maisons ou des infrastructures.

Je souhaite également prioriser les quartiers où la couverture arborée est moindre, afin que chaque partie d’Ottawa puisse bénéficier de plus d’ombre, d’un air plus pur et de communautés plus vertes.

J’appuie fermement la plantation d’un plus grand nombre d’arbres, mais nous avons besoin de le faire correctement : les bons arbres, aux bons endroits, avec les soins appropriés. »

Jeff Leiper

« Le couvert forestier d’Ottawa est l’un de nos plus grands atouts, et nous avons besoin de le traiter comme tel. Les arbres rendent nos quartiers plus agréables à vivre, fournissent de l’ombre lors des vagues de chaleur, aident à gérer les eaux pluviales et rendent notre ville plus résiliente face aux changements climatiques.

J’appuie l’objectif d’Ottawa d’atteindre 40 % de couvert forestier urbain. Mais nous n’y parviendrons pas uniquement par la plantation. Nous avons besoin de protéger les arbres matures dont nous disposons déjà tout en augmentant considérablement les plantations dans les secteurs de la ville où le couvert forestier est le plus faible.

À mesure qu’Ottawa grandit, nous avons besoin d’une approche plus judicieuse en matière d’urbanisme. Les nouveaux projets d’aménagement devraient préserver les arbres existants dans la mesure du possible et prévoir suffisamment d’espace et de sol pour que les nouveaux arbres puissent réellement survivre et atteindre leur maturité. Nous avons également besoin de continuer à multiplier les plantations le long des rues, dans les parcs et sur les autres terrains appartenant à la Ville.

Finalement, il s’agit de prendre soin de ce que nous avons tout en bâtissant une ville d'Ottawa plus verte et plus résiliente pour l’avenir. »

Neil Saravanamuttoo

« Je mettrai en œuvre des programmes proactifs de plantation d’arbres et je laisserai aux communautés le soin de décider où les arbres ont le plus besoin d’être plantés. Les arbres fournissent de l’ombre, contribuent à réduire les besoins en climatisation des bâtiments et absorbent les précipitations qui, autrement, risqueraient de submerger les réseaux d’égouts. L’accent sera mis sur les espèces indigènes.

Je mettrai sur pied des conseils communautaires locaux chargés de déterminer les priorités de plantation dans chaque quartier. Nous appuierons cette démarche en établissant une classification des zones de viabilité des arbres afin de veiller à ce que les meilleurs emplacements pour planter des arbres publics soient identifiés et servent de base à ces efforts. Cela rendra les programmes de dons d’arbres plus faciles à comprendre, permettra aux communautés d’assumer des rôles bien définis et aidera à orienter les investissements vers les endroits où les résidents en bénéficieront le plus.

La plantation proactive n’est qu’un début. J’exigerai la conclusion de contrats quinquennaux de survie des arbres, dont le paiement intégral sera subordonné à la survie et à la bonne croissance des arbres au bout de cinq ans. De petites subventions appuieront les groupes de quartier et les entreprises locales pour arroser et protéger les jeunes arbres pendant les mois chauds de l’été.

L’objectif est d’augmenter durablement la canopée, appuyée par des soins continus et la participation des membres de la communauté. »

Peter Westaway

« Je souhaite que des arbres soient plantés autour des immenses fermes de la Ceinture verte ainsi que dans les grands champs des Fermes expérimentales du Centre. Cela permettra de reconstituer notre couvert forestier et de rendre les routes plus sécuritaires en hiver. Nous devrions faire appel à divers groupes de bénévoles pour aller planter ces rangées d’arbres, afin que les citoyens s’investissent davantage sur le plan émotionnel dans leurs communautés. »

6. Comment réduiriez-vous la quantité de déchets d’Ottawa qui finissent dans les dépotoirs, et que feriez-vous pour promouvoir une économie circulaire ?

Ali Shayvard

« Ottawa ne peut pas continuer à enfouir ses déchets et à simplement refiler le problème à la prochaine génération.

Notre centre de traitement des déchets de Trail devrait atteindre sa capacité maximale vers 2034–2035 si nous conservons nos habitudes actuelles en matière d’élimination des déchets. En tant que maire, je n’attendrai pas que nous soyons confrontés à une crise. J’agirai rapidement pour mettre en place une installation moderne de gestion des déchets capable de récupérer les matériaux réutilisables et recyclables et de convertir les déchets résiduels appropriés en énergie.

La technologie existe déjà, y compris ici en Ontario. Je veux qu’Ottawa s’y consacre sérieusement, par le biais d’un processus concurrentiel et responsable, tout en créant des emplois locaux et en planifiant la croissance à long terme de notre ville.

En même temps, une véritable économie circulaire implique de réduire les déchets avant même qu’ils n’atteignent cette installation. J’appuierai davantage la réutilisation, la réparation, le recyclage, le compostage et la récupération des matériaux de valeur afin que nous maintenions les ressources en circulation au lieu de les jeter.

Mon objectif est simple : réduire considérablement la quantité de déchets qu’Ottawa envoie aux dépotoirs, récupérer la valeur et l’énergie de ce qui reste, créer des emplois et mettre en place un système de gestion des déchets capable de servir notre ville pendant des générations. »

Jeff Leiper

« Ottawa a besoin de réduire de manière radicale la quantité de déchets que nous envoyons en dépotoir. Tout au long de mon mandat au Conseil, j’ai appuyé un détournement des déchets plus rigoureux, notamment en élargissant l’utilisation du bac vert, en améliorant le recyclage et en mettant davantage l’accent sur la réduction des déchets dès le départ.

Nous ne devrions pas envoyer de matières organiques à l’enfouissement alors que nous disposons d’un programme de bacs verts bien établi capable de les détourner. Je souhaite voir une participation accrue au programme de bacs verts, y compris dans les immeubles à logements multiples, ainsi qu’une meilleure sensibilisation et des outils pratiques qui facilitent la réduction des déchets par les résidents.

Mais finalement, nous avons besoin de consommer moins et de réutiliser davantage. Une économie circulaire consiste à maintenir les produits et les matériaux en circulation le plus longtemps possible grâce à la réutilisation, à la réparation, au recyclage et à de meilleures pratiques d’approvisionnement. La Ville peut y contribuer en utilisant son propre pouvoir d’achat, en appuyant les initiatives communautaires de réutilisation et de réparation, et en détournant davantage de matériaux de construction et de matériaux récupérables des dépotoirs. »

Neil Saravanamuttoo

« Je faciliterai la tâche des résidents qui souhaitent éviter que des matières difficiles à traiter ne se retrouvent dans les dépotoirs grâce à des activités de collecte régulières organisées dans les quartiers.

De nombreux ménages souhaitent se débarrasser de leurs appareils électroniques, de leur peinture, de leurs piles et de leurs textiles de manière responsable, mais se déplacer d’un bout à l’autre de la ville peut constituer un obstacle. Mon plan permettra aux associations communautaires d’organiser des collectes locales, en s’appuyant sur les approches communautaires déjà identifiées dans mon programme.

Le rôle de la Ville sera d’aider à étendre ce modèle à l’ensemble d’Ottawa afin que l’élimination responsable devienne plus pratique. Cela constitue un point de départ concret pour la récupération des matériaux et la réduction des déchets. »

Peter Westaway

« Le projet de construction d’un incinérateur moderne de valorisation énergétique des déchets à la décharge du chemin Trail devrait débuter. De plus, nos programmes de recyclage et de bacs verts sont épouvantables et devraient être remaniés. »

7. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte ses engagements en matière de réduction des émissions dans le cadre du plan « Évolution énergétique » — c’est-à-dire atteindre la consommation d’énergie nette zéro d’ici 2050 ?

Ali Shayvard

« Atteindre la carboneutralité d’ici 2050 exige plus que de simplement fixer un objectif. Nous avons besoin de mettre en place l’infrastructure qui permettra aux citoyens et aux entreprises d’effectuer concrètement cette transition.

En tant que maire, je m’attacherai à préparer Ottawa pour l’avenir en développant l’infrastructure nécessaire aux véhicules électriques, en appuyant un transport en commun fiable, en améliorant l’efficacité énergétique de nos bâtiments et en veillant à ce que les nouveaux projets d’aménagement soient planifiés en tenant compte de nos besoins énergétiques à long terme.

Je considère également la transition vers une économie plus propre comme une possibilité de créer des emplois bien rémunérés. Je travaillerai avec les gouvernements provincial et fédéral pour attirer à Ottawa des entreprises de fabrication de véhicules électriques, de batteries et de technologies propres. Nous disposons du terrain, de la main-d’œuvre et de la possibilité d’attirer davantage de ces emplois ici.

En tant que socialiste démocratique, je crois que le gouvernement a la responsabilité de planifier l’avenir et de réaliser les investissements qui profitent à la population. Nous pouvons réduire les émissions tout en créant des emplois, en renforçant notre économie et en bâtissant l’infrastructure dont Ottawa aura besoin pour les générations à venir. »

Jeff Leiper

« J’appuie l’engagement d’Ottawa à atteindre la carboneutralité d’ici 2050 et je me suis déjà engagé à mettre pleinement en œuvre le programme Évolution énergétique.

Pour atteindre cet objectif, nous devons nous concentrer sur les domaines où la Ville peut avoir le plus d’impact. Cela comprend l’amélioration de l’efficacité énergétique de nos bâtiments, la poursuite de la transition des véhicules municipaux et des transports en commun vers des solutions à zéro émission, la réduction des déchets organiques envoyés en site d’enfouissement, l’appui aux modes de transport durables et la mise en place de mesures facilitant la réduction des émissions par les résidents et les entreprises.

La Ville a également besoin de montrer l’exemple. Nous devrions poursuivre la rénovation des bâtiments municipaux, améliorer l’efficacité de nos installations et réduire les émissions liées à nos propres activités.

Mais Ottawa ne peut atteindre la carboneutralité grâce aux seuls investissements municipaux. En tant que maire, je travaillerai avec les gouvernements fédéral et provincial pour avoir besoin de financement et de soutien politique afin de rendre l’abordabilité et la réalisabilité de la rénovation des bâtiments, de l’adoption de modes de transport plus propres et d’autres mesures de réduction des émissions possibles.

Enfin, nous avons besoin de mesurer nos progrès. J’ai déjà appuyé la publication plus fréquente des rapports sur les émissions d’Ottawa, car les engagements n’ont de sens que si nous vérifions si nous les respectons réellement. »

Neil Saravanamuttoo

« Mon programme propose des mesures concrètes qui peuvent contribuer à réduire les émissions tout en permettant aux résidents de réaliser des économies.

Les rénovations à l’échelle des quartiers permettront aux ménages d’améliorer plus facilement leur efficacité énergétique et d’installer des technologies telles que les thermopompes et les panneaux solaires sur les toits. La coordination des achats, de la gestion de projet et du financement permettra de surmonter les obstacles qui empêchent les ménages d’agir de leur propre chef.

La ville doit également réduire le gaspillage d’énergie dans ses bâtiments. Le personnel comparera le rendement des installations, en tenant compte des conditions météorologiques et des heures d’ouverture, afin de cerner les améliorations prioritaires en matière de chauffage, de climatisation et d’éclairage.

Ces mesures, combinées à mes politiques en matière de transport, constituent des actions concrètes visant à réduire les émissions. »

Peter Westaway

« En incitant davantage de gens à délaisser l’auto au profit du transport en commun et du vélo. »

8. Comment allez-vous veiller à ce que Ottawa respecte ses engagements pris dans le cadre du Traité de non-prolifération des combustibles fossiles que nous avons signé en 2022 ?

Ali Shayvard

« En tant que maire, j’appuierai Ottawa dans ses efforts pour continuer à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, et je crois que cette transition doit être pratique, responsable et axée sur les besoins des résidents.

Ottawa connaît des hivers très froids et des étés chauds; il est donc essentiel de disposer de systèmes de chauffage, de climatisation et d’approvisionnement énergétique fiables. Nous ne pouvons pas simplement éliminer une source d’énergie sans nous assurer au préalable que l’infrastructure et les solutions de rechange sont en place.

Mon approche consistera à investir dans les infrastructures qui permettront à Ottawa d’opérer une transition en douceur, notamment dans les énergies plus propres, les bâtiments plus écoénergétiques, les infrastructures pour les véhicules électriques et un transport en commun fiable.

Je soutiens l’abandon progressif des combustibles fossiles, mais je tiens à ce que cela se fasse de manière à protéger les familles, les travailleurs et notre économie. Un bon gouvernement planifie à l’avance, met d’abord en place les solutions de rechange et veille à ce que personne ne soit laissé pour compte pendant la transition. »

Jeff Leiper

« Ottawa a adhéré au Traité de non-prolifération des combustibles fossiles en 2022. J’appuie l’intention qui sous-tend cette décision ainsi que l’objectif plus large de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles, tout en reconnaissant que le rôle d’Ottawa doit se concentrer sur les domaines où une municipalité peut réellement faire une différence.

Pour Ottawa, cela signifie réaliser des progrès concrets vers les réductions d’émissions auxquelles nous nous sommes déjà engagés dans le cadre du programme « Évolution énergétique » et tenir compte de ces engagements lorsque nous prenons des décisions concernant les transports, les bâtiments, les infrastructures et les opérations de la Ville.

Nous avons également besoin de reconnaître que les municipalités ne peuvent pas effectuer cette transition seules. Cela exigera des mesures et des investissements importants de la part des gouvernements fédéral et provincial, et Ottawa devrait continuer à plaider en faveur de l’appui.

En tant que maire, je m’attacherai à réaliser des progrès constants et concrets vers les objectifs climatiques d’Ottawa, tout en veillant à ce que les décisions que nous prenons soient réalisables et abordables pour les résidents. »

Neil Saravanamuttoo

« Mon approche environnementale met l’accent sur des mesures concrètes visant à réduire le gaspillage d’énergie et à rendre les solutions de rechange plus accessibles. Les rénovations à l’échelle des quartiers aideront les ménages participants à améliorer leur efficacité énergétique et à assumer des technologies telles que les thermopompes et les panneaux solaires sur les toits. La rénovation des bâtiments municipaux permettra à la Ville de montrer l’exemple.

Je proposerai également un moratoire sur les nouveaux centres de données jusqu’à ce que nous comprenions mieux leurs impacts à long terme sur les infrastructures d’électricité et d’eau.

Voici les mesures précises de mon programme qui concernent la demande énergétique et la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles. »

Peter Westaway

« En incitant davantage de gens à délaisser l’auto au profit du transport en commun et du vélo. »

9. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte son engagement pris dans le cadre de l’Entente de Montréal sur la biodiversité (protéger 30 % de ses espaces aquatiques, terrestres et aériens) ?

Ali Shayvard

« La protection des espaces naturels, de la biodiversité et des habitats d’animaux sauvages d’Ottawa est très importante pour moi.

À mesure qu’Ottawa grandit, nous avons besoin de construire autour de la nature et en harmonie avec elle, et non pas simplement de la supprimer. Les forêts, les zones humides, les cours d’eau, les espaces verts et les corridors d’animaux sauvages devraient être pris en compte dès le début lors de la planification de nouvelles collectivités.

Je crois également que nous pouvons créer et restaurer des espaces naturels là où ils font défaut. La croissance et la protection de l’environnement ne doivent pas nécessairement s’opposer si nous planifions adéquatement.

En tant que maire, je travaillerai avec les promoteurs, les urbanistes et les communautés pour m’assurer que la protection et l’expansion des espaces naturels fassent partie intégrante du processus de développement. Ottawa continuera de croître, et mon objectif est de veiller à ce que la nature grandisse avec nous.

Nous pouvons construire les logements et les infrastructures que les gens ont besoin d’avoir tout en protégeant la nature d’Ottawa dont nous voulons que les générations futures puissent profiter. »

Jeff Leiper

« Ottawa a la chance de disposer d’importants espaces verts, de forêts, de zones humides et de cours d’eau, et j’ai toujours appuyé la protection de ces zones naturelles à mesure que notre ville s’agrandit.

Tout au long de mon mandat au Conseil, j’ai appuyé une protection renforcée des espaces verts et des arbres matures, la protection des bassins versants et la préservation des milieux naturels. Je me suis également opposé à l’élargissement des limites urbaines lorsque la croissance peut être accommodée au sein de la zone urbaine existante.

J’appuie les objectifs de protection et de restauration de la biodiversité à Ottawa. À mesure que nous grandissons, nous avons besoin de nous assurer que nos décisions d’urbanisme protègent les zones naturelles importantes et que nous utilisons les outils dont dispose la Ville pour préserver les espaces verts.

Cela doit également faire partie de notre réflexion plus large sur la croissance. Nous pouvons construire les logements dont Ottawa a besoin tout en protégeant les espaces naturels, les terres agricoles et les cours d’eau qui constituent une partie importante de notre ville. »

Neil Saravanamuttoo

« Mon approche lie la protection de la biodiversité à des investissements concrets qui protègent les résidents contre les inondations et la chaleur extrême.

La plantation d’arbres par la Ville priorisera un mélange diversifié d’espèces indigènes adaptées aux conditions locales et aux changements climatiques, offrant ainsi de la nourriture et un abri aux oiseaux, aux pollinisateurs et à d’autres animaux sauvages. Des conseils communautaires sur les arbres aideront à déterminer les priorités de plantation, tandis que des contrats quinquennaux garantissant la survie des arbres et un soutien pour l’entretien des arbres de quartier veilleront à ce que ces investissements procurent des avantages durables.

Les jardins pluviaux et autres projets de gestion des eaux pluviales fondés sur la nature feront également appel à des espèces indigènes. Ces projets absorberont et ralentiront le ruissellement excédentaire, réduiront les risques d’inondation et restaureront les habitats dans les quartiers existants.

Le fait de prioriser la croissance et les investissements dans les infrastructures au sein des collectivités existantes contribuera également à réduire la pression exercée sur les zones naturelles en vue de leur aménagement. Ensemble, ces mesures contribueront aux objectifs d’Ottawa en matière de biodiversité, parallèlement aux mesures plus générales de protection des terres et de l’eau dont on a besoin pour respecter l’engagement de 30 %. »

Peter Westaway

« Principalement en plantant massivement des arbres et en aménageant une vaste ceinture verte adéquate à l’extérieur de la ville. »

10. Comment veilleriez-vous à ce que la collectivité participe aux activités et aux décisions écologiques de la Ville d’Ottawa ?

Ali Shayvard

« Je me présente à la mairie parce que je crois que la ville devrait travailler pour les citoyens, et que les résidents devraient avoir leur mot à dire dans les décisions qui touchent leurs communautés.

Lorsque la Ville d’Ottawa prend des décisions importantes concernant nos parcs, nos arbres, nos cours d’eau, nos espaces naturels ou notre environnement, les résidents devraient être consultés dès le début, avant que les décisions ne soient déjà prises. J’appuierai l’organisation de réunions communautaires accessibles, de consultations en ligne et d’autres possibilités permettant aux résidents de participer et de se faire entendre.

J’encourage également chaque résident à se rappeler que nous vivons dans une démocratie. Si un événement qui vous préoccupe se produit dans votre quartier, communiquez avec votre conseiller de quartier. Il est élu pour vous représenter, vous écouter et faire part de vos préoccupations à la Ville.

En tant que maire, je travaillerai avec les conseillers municipaux, les organisations communautaires et les résidents de tout Ottawa, et j’exigerai que la Ville fasse rapport afin que les gens puissent voir comment leurs commentaires ont été pris en compte.

Le gouvernement fonctionne mieux lorsqu’il est à l’écoute. Ensemble, nous pouvons bâtir une ville d’Ottawa dont nous pouvons tous être fiers. »

Jeff Leiper

« Je crois en une véritable consultation publique, et non en une consultation qui ne sert qu’à cocher une case. Les résidents et les organismes communautaires possèdent souvent des connaissances précieuses sur leurs quartiers et l’environnement naturel qui les entoure, et ils devraient avoir l’occasion réelle d’influencer les décisions avant qu’elles ne soient prises.

En tant que maire, je veillerai à ce que les résidents disposent d’informations claires sur les décisions envisagées, qu’ils comprennent les compromis en jeu et qu’ils aient l’occasion de participer suffisamment tôt au processus pour que leur point de vue compte réellement.

Cette participation a également besoin d’inclure les personnes dont la voix a trop souvent été écartée du processus décisionnel de la Ville. Je me suis déjà engagé à travailler en partenariat avec le peuple algonquin anishinaabe et d’autres peuples autochtones sur les politiques environnementales, ainsi qu’à mener des consultations significatives auprès des communautés en quête d’équité.

Le principe est simple : les décisions ne devraient pas être prises d’abord, puis expliquées aux résidents par la suite. Une bonne participation publique consiste à écouter dès le début, à faire preuve de transparence quant aux choix qui s’offrent à nous et à démontrer aux gens comment leurs commentaires ont influencé la décision finale. »

Neil Saravanamuttoo

« La participation communautaire est au cœur de mon approche. Les résidents devraient être impliqués avant que les plans ne soient élaborés et que les options ne soient réduites.

Mon programme environnemental confère aux communautés des rôles concrets : des conseils des arbres établiront les priorités locales en matière de plantation; les groupes de quartier et les entreprises seront appuyés pour prendre soin des jeunes arbres; et les associations communautaires aideront à organiser la collecte des matières difficiles à recycler.

Mon programme plus large en matière d’autonomie locale comprend la budgétisation participative, grâce à laquelle les résidents proposent des projets et votent sur les investissements réalisables. Il prévoit également une implication plus précoce de la communauté dans les décisions d’urbanisme. Ces mécanismes peuvent aider les résidents à façonner des améliorations environnementales qui reflètent les besoins locaux.

La Ville appuiera la participation en assurant la coordination et en fournissant des renseignements clairs, notamment par le biais de rapports annuels sur les économies d’énergie et financières réalisées grâce à la rénovation des bâtiments municipaux. »

Peter Westaway

« En créant une armée de bénévoles pour travailler à la plantation d’arbres et à d’autres nouveaux objectifs créatifs. »

Autre chose ? : Y a-t-il autre chose que vous aimeriez que Écologie Ottawa et les résidents d’Ottawa sachent à propos de votre programme environnemental ou de vos priorités pour Ottawa ?

Ali Shayvard

« Mon programme environnemental vise également à bâtir l’économie d’Ottawa pour l’avenir.

En tant que maire, je travaillerai avec les gouvernements fédéral et provincial pour attirer à Ottawa de nouveaux emplois dans les secteurs de la fabrication propre, des véhicules électriques, des batteries et des technologies vertes. Notre ville dispose de terrains, d’une main-d’œuvre qualifiée, d’établissements d’enseignement solides et d’un énorme potentiel. Nous devrions nous battre pour attirer les industries et les emplois bien rémunérés de l’avenir plutôt que d’attendre que les possibilités nous échappent.

Compte tenu des changements économiques et industriels qui se produisent partout en Amérique du Nord, Ottawa a besoin de leadership qui planifie l’avenir. Je veux démarcher activement les entreprises qui cherchent à investir au Canada et leur démontrer pourquoi Ottawa devrait être leur choix.

Pour moi, la responsabilité environnementale et la croissance économique ne s’opposent pas. Nous pouvons réduire les émissions, bâtir des infrastructures plus propres, créer des emplois locaux bien rémunérés et rendre Ottawa plus résiliente sur le plan économique en même temps.

En tant que socialiste démocratique, je crois que le gouvernement devrait collaborer avec la population, les travailleurs et les entreprises responsables pour bâtir un avenir plus solide. Mon objectif est de faire d’Ottawa une ville qui se développe, qui crée des possibilités et qui protège l’environnement que nous léguerons à la prochaine génération. »

Jeff Leiper

« Les objectifs environnementaux d’Ottawa ne peuvent être considérés indépendamment des autres décisions que nous prenons en tant que ville. Ils sont liés à la façon dont nous nous développons, dont nous assurons le transport des gens, dont nous entretenons nos infrastructures et dont nous protégeons les espaces naturels qui font d’Ottawa un endroit où il fait si bon vivre.

Tout au long de mon mandat au Conseil, j’ai appuyé des cibles climatiques plus ambitieuses, le programme « Évolution énergétique », la protection des espaces verts et la limitation de l’expansion urbaine vers l’extérieur. J’ai également toujours été convaincu que deux des outils les plus importants dont disposent les municipalités sont l’aménagement du territoire et les transports. L’endroit et la manière dont nous construisons nos collectivités, ainsi que la façon dont les gens peuvent s’y déplacer, ont des conséquences énormes sur notre environnement.

En tant que maire, je souhaite qu’Ottawa se développe de manière à mieux tirer parti des infrastructures et des terrains dont nous disposons déjà, à protéger nos terres agricoles et nos espaces naturels, à améliorer le transport en commun et à offrir aux gens des options de transport plus pratiques.

Et comme nous l’avons constaté lors des inondations, des tempêtes violentes et des vagues de chaleur extrême, la politique environnementale vise également à protéger la population. Nous avons besoin d’investir dans les infrastructures dont nous disposons déjà et de préparer Ottawa à un climat en mutation.

Il ne s’agit pas là de priorités distinctes. Elles s’inscrivent dans la construction d’une ville qui fonctionne bien aujourd’hui et dont l’abordabilité nous permet de financer, d’entretenir et dont nous serons fiers de la léguer à la prochaine génération. »

Neil Saravanamuttoo

« Je vais également accélérer l’exploration et l’assumation de technologies nouvelles et existantes grâce à des partenariats et à une approche de « laboratoire vivant municipal ».

Ottawa occupe une position unique pour jouer un rôle de chef de file en matière d’innovation municipale dans les domaines de l’environnement et de l’énergie, grâce à la concentration d’installations de recherche fédérales, de services publics, d’universités, d’entreprises technologiques, d’organismes non gouvernementaux et de propriétaires d’immeubles qui s’y trouvent. Je préférerai rassembler ces sources d’expertise au sein d’un partenariat d’innovation afin d’identifier des technologies prometteuses à tester et à déployer à plus grande échelle dans un « laboratoire vivant municipal » composé d’installations de la Ville. Les laboratoires vivants accélèrent l’adoption et l’amélioration des technologies grâce à leur mise en démonstration dans des conditions d’exploitation réelles. Tant les nouvelles technologies que celles déjà utilisées dans d’autres pays, comme l’utilisation de l’énergie thermique issue de la chaleur résiduelle, seront testées et, le cas échéant, adoptées afin d’apporter des avantages environnementaux et financiers aux résidents d’Ottawa bien plus rapidement qu’auparavant. La Ville deviendra un chef de file, plutôt qu’un suiveur, en matière d’innovation municipale dans les domaines de l’environnement et de l’énergie.

Mes priorités en matière d’environnement sont la protection et les économies : protéger les résidents contre les impacts des conditions météorologiques extrêmes en améliorant nos infrastructures et en augmentant le couvert forestier, protéger l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en diminuant les coûts énergétiques des ménages et de la Ville.

Je souhaite que la Ville facilite la participation. Les résidents ne devraient pas avoir à s’y retrouver seuls dans un processus de rénovation complexe, à traverser Ottawa pour recycler quelques articles difficiles à recycler, ni à se démener pour comprendre comment faire planter des arbres dans leur quartier.

Grâce à des rénovations coordonnées, à une meilleure protection contre les inondations, au recyclage mené par la communauté, à la plantation durable d’arbres et à des bâtiments municipaux plus efficaces, nous pouvons faire de l’action environnementale une partie intégrante de la vie quotidienne à Ottawa. Nous pouvons également faire de notre ville un chef de file en matière d’innovation environnementale et énergétique grâce à des ententes de partenariat qui permettent de tirer parti de l’expertise considérable qui existe à Ottawa à l’extérieur de l’hôtel de ville. »

Peter Westaway

« Notre ceinture verte d’Ottawa est un échec. La Commission de la capitale nationale (CCN) admet, en première page de ses deux dernières révisions du Plan directeur, qu’elle a échoué à empêcher l’étalement urbain, ce qui était clairement son objectif principal, mais insiste ensuite sur le fait qu’elle est formidable telle quelle. Il faut que ce soit une priorité de modifier la ceinture verte selon les lignes directrices que j’ai présentées sur mon site web PeterWestaway.ca, puis de débuter la création d’une nouvelle ceinture verte, vaste et adéquate, pour laquelle nous n’aurons pas besoin de l’intervention de la CCN de quelque manière que ce soit. »

ÉCOLOGIE OTTAWA — ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

Quartier 1 – Orléans-Est-Cumberland

Résultats du sondage environnemental auprès de tous les candidats

Vous voulez savoir comment se comparent les candidats au Conseil municipal du quartier 1 en matière d’actions environnementales et climatiques? Alors, lisez ce qui suit!

On a demandé aux candidats de répondre à 10 questions avec leurs propres mots.

Tout est dans les détails. Nous vous recommandons VIVEMENT de lire les réponses complètes de chaque candidat ci-dessous, classées par question, afin de bien comprendre à quel point les candidats sont engagés envers diverses questions environnementales.

Traduit en français par des bénévoles d’Écologie Ottawa. Les réponses fournies en français par les candidats sont publiées telles qu’elles ont été reçues. En cas de divergence, la version anglaise originale fait foi : ecologyottawa.ca/all_candidates_survey_results_2026 

Ont répondu (4 sur 7) : Mazhar Choudhry, Bob Bell, Yvette Ashiri, Tammie Trellert

*** Les candidats Barbara Daniela Gandolfo, Sherif Rizk et Matt Luloff n’ont pas participé à ce sondage.

1. Comment vas-tu améliorer la fiabilité, la fréquence et l’abordabilité des services d’OC Transpo, pour qu’ils constituent une alternative attrayante à l’utilisation de l’auto partout en ville?

Mazhar Choudhry

« Grâce à un modèle de responsabilisation fondé sur le paiement par kilomètre-passager. »

Bob Bell

« La clé pour améliorer le service d’OC Transpo est d’agrandir notre flotte d’autobus. Nous avons moins d’autobus aujourd’hui qu’il y a 20 ans, alors que notre population a augmenté de plus de 300 000 habitants depuis cette époque. En plus des pressions démographiques, nous continuons de nous étendre vers l’extérieur, ce qui signifie une zone de desserte beaucoup plus vaste. Nous avons besoin d’élaborer un plan pour agrandir notre flotte de manière responsable et durable. En ce qui concerne l’abordabilité, nous avons besoin de réduire nos tarifs. Nos tarifs comptent parmi les plus élevés en Amérique du Nord, ce qui exerce une forte pression sur nos usagers. Nous avons besoin d’explorer de nouvelles sources de revenus, notamment en construisant sur, autour et à l’intérieur de nos stations de transport en commun afin d’augmenter nos recettes. »

Yvette Ashiri

« Je m’engage à renforcer OC Transpo afin que les résidents le choisissent parce qu’il est plus rapide, plus efficace, plus fiable et plus abordable que l’auto. Je briguerai un siège au Comité des transports pour promouvoir des prévisions plus judicieuses et veiller à ce que les résidents ne soient pas appelés à payer davantage lorsque les services ne répondent pas aux attentes. Je repartirai de zéro et réintroduirai des modèles de transport en commun qui ont fait leurs preuves, comme les autobus express, plutôt que de répéter les erreurs du passé. Je mettrai l’accent sur la planification à long terme, plutôt que sur le dépannage ponctuel. En m’appuyant sur mon expérience de vie à Paris et les leçons tirées du Luxembourg, je plaiderai en faveur de voies réservées aux autobus, d’un service fréquent de type « monte et pars », de micro-navettes pour les zones à faible densité de population et de tableaux de bord en temps réel sur la fiabilité. De meilleurs abris d’autobus, des opérations hivernales renforcées et des liaisons fluides avec les pistes cyclables et les sentiers pédestres rendront le transport en commun confortable et pratique. Et comme l’abordabilité stimule la fréquentation, je défendrai les plafonds tarifaires, les laissez-passer subventionnés par les employeurs et j’étudierai la possibilité d’offrir le transport en commun gratuit aux jeunes, aux aînés et aux résidents à faible revenu, faisant ainsi du transport en commun le moyen le plus attrayant de se déplacer dans notre ville. »

Tammie Trellert

« Je crois que les gens choisiront le transport en commun plutôt que leur auto lorsque le service sera fiable, fréquent, abordable et pratique, et que cette transition constitue également un élément important de la construction d’une ville d’Ottawa plus verte et plus résiliante.

Nous avons besoin de faciliter la décision des gens de laisser leur auto à la maison, plutôt que de leur faire la leçon à ce sujet. Cela débute par un service fiable. Je souhaite que des rapports clairs et publics soient publiés sur la ponctualité, les trajets annulés, la fréquence et les plaintes des usagers, afin que les résidents puissent constater si leur service s’améliore réellement et que la Ville puisse être tenue responsable. Pour l’est de la ville, cela signifie s’assurer que les autobus assurent des correspondances fiables et fréquentes avec le train léger, d’autant plus que nos communautés continuent de croître. Le service a également besoin de refléter la façon dont les gens vivent réellement, y compris le soir et la fin de semaine, et pas seulement pendant les heures de pointe traditionnelles.

Une ville plus verte a également besoin de choix en matière de transport. De meilleurs transports en commun, des itinéraires piétons sécuritaires, des liaisons cyclables et des infrastructures permettant de combiner facilement différents modes de déplacement peuvent réduire les trajets en auto inutiles, la congestion et les émissions, tout en rendant nos communautés plus agréables à vivre. L’abordabilité est également importante. Nous ne devrions pas demander aux résidents de privilégier le transport en commun plutôt que leur auto tout en augmentant continuellement le coût des déplacements sans leur offrir un meilleur service ni un meilleur rapport qualité-prix. Je veux d’abord que l’on identifie les gains d’efficacité, que l’on protège les programmes de tarifs réduits et que l’on s’assure que chaque dollar investi dans le transport en commun apporte une valeur ajoutée aux résidents.

Mon objectif n’est pas de dire aux gens qu’ils ne peuvent pas conduire. Il s’agit plutôt de leur offrir un véritable choix. Si le transport en commun est fiable, accessible, abordable et bien relié, davantage de personnes l’opteront lorsque cela s’avère judicieux, ce qui est bénéfique pour nos résidents, nos routes, notre environnement et la résilience à long terme d’Ottawa. »

2. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte ses engagements en matière de transport durable, comme la marche, le vélo et les moyens de transport à roues?

Mazhar Choudhry

« En menant des actions de sensibilisation et d’éducation. »

Bob Bell

« Dans le quartier 1, il s’agit de faire des investissements judicieux pour combler les lacunes de notre système, afin que le transport actif devienne une véritable option. Le plus grand obstacle dans l’est de la ville est le manque d’itinéraires sécuritaires, ce qui rend difficile pour les gens d’opter pour le transport actif. »

Yvette Ashiri

« Je veux qu’Ottawa soit une ville où la marche, le vélo et les engins à roues font partie de la vie quotidienne de façon sécuritaire et facile. Pour y parvenir, je militerai en faveur d’une meilleure coordination entre les services d’urbanisme, des travaux publics et des transports en commun, afin que le transport actif ne soit pas considéré comme une solution de second plan, mais qu’il soit intégré à chaque projet dès le départ. Cela signifie étendre les pistes cyclables protégées et les sentiers polyvalents qui relient les quartiers aux écoles, aux parcs et aux centres de transport en commun; veiller à ce que les trottoirs restent dégagés et accessibles toute l’année; et concevoir des rues qui accordent la priorité aux gens. Je souhaite également un suivi clair des progrès, avec des mises à jour publiques annuelles sur la façon dont nous atteignons nos objectifs de durabilité. Et en collaborant avec des organismes communautaires tels qu’Écologie Ottawa, les associations de quartier et les conseils scolaires pour encourager la marche et le vélo, nous pouvons faire du transport durable un choix naturel, et non simplement un objectif politique. »

Tammie Trellert

« Pour moi, le transport durable débute par rendre la marche, le vélo et les moyens de déplacement à roues pratiques, sécuritaires et accessibles pour les gens.

Ottawa a des plans et des engagements, mais les résidents ont besoin de voir ces engagements se traduire en infrastructures qu’ils peuvent réellement utiliser. Cela signifie relier les trottoirs, les pistes cyclables et les sentiers polyvalents plutôt que de construire des tronçons isolés qui obligent les gens à traverser des zones dangereuses.

Je militerais pour que l’accessibilité et la sécurité soient intégrées dès le départ à la planification des transports, et non pas considérées comme une réflexion après coup. Cela signifie des trottoirs et des sentiers bien entretenus, des traversées plus sécuritaires, un éclairage adéquat, le déneigement et le déglaçage, ainsi qu’une infrastructure adaptée aux personnes utilisant des appareils d’aide à la mobilité, aux familles avec des poussettes, aux cyclistes et aux piétons.

Dans l’est de la ville, la croissance a besoin d’infrastructures pour l’appuyer. À mesure que de nouveaux logements sont construits, nous devrions nous demander : les gens peuvent-ils se rendre à l’école à pied de manière sécuritaire? Une personne âgée peut-elle se rendre en fauteuil roulant à l’épicerie? Une famille peut-elle se rendre à vélo à un parc, à une station de train léger ou à un centre communautaire sans avoir à traverser des routes dangereuses?

Je souhaite également voir de meilleures correspondances entre la marche, le vélo, l’autobus et le train léger afin que les résidents puissent combiner les modes de transport au lieu de se rabattre systématiquement sur l’auto pour chaque déplacement.

Cela s’inscrit dans le cadre de mon approche écologique plus large : nous pouvons appuyer la croissance tout en bâtissant une ville plus propre, plus saine et plus résiliente. Mais nous devons faire en sorte que le choix durable soit le choix pratique, et non pas simplement mettre un plan sur papier et considérer que le travail est terminé.

Et tout aussi important, je ferais le point publiquement sur les progrès réalisés. Les résidents méritent de savoir ce qui a été promis, ce qui a été réalisé, ce qui reste à faire et pourquoi. »

3. Quelle est votre position sur l’élargissement des limites urbaines d’Ottawa?

Mazhar Choudhry

« Nous sommes déjà assez grands comme ça. »

Bob Bell

« Je m’opposerais à tout élargissement des limites urbaines aussi important. »

Yvette Ashiri

« Je ne soutiens pas l’élargissement des limites urbaines d’Ottawa. Nous devrions nous concentrer sur une construction plus intelligente au sein de la ville telle qu’elle existe déjà, en créant des communautés complètes et interconnectées plutôt que de repousser le développement vers l’extérieur. L’élargissement des limites urbaines augmente les coûts d’infrastructure, la dépendance à l’auto et l’impact environnemental, tout en laissant les quartiers existants sous-utilisés. Le maintien des limites urbaines protège nos terres agricoles, nos forêts et nos zones humides, qui sont essentielles à la résilience face aux changements climatiques et à la sécurité alimentaire. Je crois que nous avons besoin de prioriser la densification, les projets à usage mixte à proximité des transports en commun et la revitalisation des zones sous-utilisées afin que les gens puissent vivre plus près de leur lieu de travail, d’études et de magasinage. Cette approche protège les terres agricoles et les espaces verts, réduit les émissions et rend les services publics plus efficaces. La croissance est inévitable, mais elle doit être gérée de manière responsable et durable, en préférant investir dans des communautés interconnectées plutôt qu’en s’étendant vers l’extérieur. »

Tammie Trellert

« Je ne suis pas opposée à la croissance, mais je m’oppose à une croissance sans plan.

Ottawa est en pleine croissance, et nous devons répondre aux besoins en matière de logement et d’emploi. Mais l’élargissement des limites urbaines ne devrait pas être la réponse automatique chaque fois que nous avons besoin de plus de logements.

Avant d’ajouter du territoire, je veux que nous démontrions que nous faisons un usage responsable des collectivités et des infrastructures dont nous disposons déjà. Cela signifie examiner sérieusement les possibilités de densification appropriée, les terrains vacants et sous-utilisés existants, ainsi que l’aménagement autour des transports en commun, tout en protégeant les terres agricoles, les espaces verts et notre environnement naturel.

Si une expansion est proposée, les questions doivent être très concrètes : quel sera le coût des services publics? Nos routes, nos réseaux de transport en commun, nos réseaux d’aqueduc et d’assainissement peuvent-ils appuyer cette expansion? Les résidents auront-ils accès à des écoles, à des parcs et à d’autres services? Les gens pourront-ils se déplacer à pied, à vélo, en fauteuil roulant ou en transport en commun plutôt que de dépendre d’une auto? Et quels seront les impacts environnementaux et climatiques à long terme?

La Ville elle-même reconnaît que les limites urbaines sont liées à la croissance durable et à l’utilisation efficace des infrastructures, et les demandes d’expansion actuelles nécessitent des évaluations de la capacité des infrastructures et du besoin en terrains.

Je souhaite qu’Ottawa se développe de manière réfléchie. Nous pouvons construire les logements que nous avons besoin d’avoir tout en protégeant ce qui fait d’Ottawa un endroit où il fait bon vivre, comme nos espaces verts, nos terres agricoles, nos cours d’eau et nos communautés.

La croissance ne devrait pas être mesurée simplement par le nombre de maisons que nous pouvons construire, mais par notre capacité à bâtir des communautés complètes, interconnectées et durables, dans lesquelles les résidents ont les moyens de vivre et que la Ville a les moyens d’appuyer. »

4. Comment protégeriez-vous les résidents d’Ottawa, particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, contre les effets des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes, fumée des feux de forêt, chaleur extrême, etc.) ?

Mazhar Choudhry

« En adoptant un plan à plus long terme et en veillant à ce qu’il soit mis en œuvre à chaque budget et chaque année. »

Bob Bell

« Je pense que nous avons besoin de meilleures solutions pour faire face aux effets des changements climatiques. Nous devons nous assurer de bâtir une ville résiliente. »

Yvette Ashiri

« Protéger nos résidents les plus vulnérables contre les changements climatiques commence par la préparation et la compassion. Je défendrai l’investissement dans des solutions vertes comme les arbres, les jardins pluviaux, les revêtements perméables et les espaces publics accessibles, les bibliothèques, les piscines et les parcs dotés d’ombre et de verdure pour aider à gérer naturellement la chaleur et l’eau. Une communication claire est tout aussi importante : les résidents doivent savoir où se rendre en cas d’urgence et quel soutien est disponible lorsque des conditions météorologiques extrêmes surviennent. Je travaillerai en étroite collaboration avec les associations communautaires pour rejoindre les aînés, les familles et les personnes à mobilité réduite, et je veillerai à ce que personne ne soit laissé pour compte. La résilience climatique ne consiste pas seulement à réagir aux catastrophes — il s’agit de bâtir une ville qui protège tout le monde, tous les jours. »

Tammie Trellert

« La résilience climatique, c’est d’abord protéger les gens, particulièrement ceux qui ont le moins de ressources pour se protéger eux-mêmes.

Ottawa a déjà fait l’expérience de conditions météorologiques de plus en plus extrêmes : inondations, tornades, tempêtes violentes, fumée de feux de forêt et chaleur extrême. Nous ne pouvons pas attendre le prochain événement pour que la préparation débute, car nous savons que la prochaine tempête approche. La stratégie « Climate Ready Ottawa » de la Ville constitue un cadre important, mais je veux voir ces engagements se traduire en actions concrètes dans nos quartiers.

Cela signifie investir dans les arbres, les espaces verts, l’ombrage, la gestion naturelle des eaux pluviales et des infrastructures résilientes qui peuvent aider à réduire les inondations et la chaleur avant qu’elles ne deviennent des situations d’urgence. Cela signifie également entretenir adéquatement les réseaux de drainage, les routes et les infrastructures essentielles, et veiller à ce que les nouveaux projets d’aménagement tiennent compte des risques climatiques futurs.

Mais la résilience ne se limite pas aux infrastructures. Nous avons besoin d’une intervention d’urgence axée sur les personnes, qui identifie et atteigne les résidents les plus vulnérables, notamment les aînés, les personnes vivant seules, les personnes en situation de sans-abri, les ménages à faible revenu et celles qui pourraient avoir de la difficulté à accéder au transport, à des moyens de rafraîchissement ou à d’autres services essentiels. La planification climatique d’Ottawa elle-même identifie la sensibilisation ciblée et les partenariats communautaires comme des éléments importants de la préparation.

J’appuierais également l’augmentation du nombre d’espaces de rafraîchissement accessibles, d’espaces publics ombragés, d’espaces à air pur en cas de fumée de feux de forêt, ainsi qu’l’amélioration des communications d’urgence et de la préparation au niveau des quartiers. Les organismes communautaires jouent déjà un rôle important dans ce travail, et la Ville a commencé à investir dans la préparation des quartiers grâce à son Programme de subventions pour la préparation aux conditions météorologiques extrêmes.

Pour moi, être « vert » ne se résume pas à réduire les émissions. Il s’agit de bâtir une ville capable de résister à ce qui nous attend. Cela signifie protéger notre environnement naturel, préparer nos infrastructures, appuyer nos résidents les plus vulnérables et veiller à ce que chaque quartier, y compris nos collectivités rurales, soit prêt à intervenir et à se remettre sur pied.

Et tout comme pour tout ce en quoi je crois à la Ville, nous avons besoin de mesurer nos progrès et de faire preuve de transparence à cet égard. Les résidents devraient savoir ce que nous avons promis de faire, ce que nous avons accompli, où se situent les lacunes et quelles sont les prochaines étapes. »

5. Comment allez-vous préserver et étendre le couvert forestier d’Ottawa ?

Mazhar Choudhry

« En ne touchant pas à nos ceintures vertes. »

Bob Bell

« L’une des choses que les gens apprécient le plus dans la vie du quartier 1, ce sont nos magnifiques espaces verts et nos arbres matures. Nous avons besoin de veiller à ce que l’augmentation de la densité dans notre quartier ne se traduise pas uniquement par davantage d’aménagements en dur. J’aimerais également que nous explorions des options d’aménagement urbain qui intègrent la verdure de manière plus significative, afin de veiller à ce que nous créions une densité agréable à vivre dans l’est de la ville. »

Yvette Ashiri

« Au cours des dernières décennies, le couvert forestier urbain de notre ville s’est appauvri à un rythme préoccupant. Nous devons investir dans l’amélioration de notre couvert forestier urbain si nous avons besoin de répondre à nos besoins en matière de climat, et investir dans notre Plan de gestion de la forêt urbaine, ainsi que dans l’objectif d’un couvert forestier de 40 %, en est un élément essentiel. Non seulement les forêts urbaines augmentent la qualité de l’air et réduisent l’effet d’îlot de chaleur, mais elles contribuent également à améliorer la santé mentale, à réduire la criminalité et à améliorer la qualité de vie en général. »

Tammie Trellert

« Les arbres font partie de notre infrastructure. Ce ne sont pas de simples éléments décoratifs.

Les forêts et le couvert forestier urbain d’Ottawa aident à gérer les eaux pluviales, à réduire la chaleur extrême, à améliorer la qualité de l’air, à appuyer la biodiversité et à rendre nos quartiers plus sains et plus résilients. Nous avons besoin de les considérer comme une partie essentielle de l’infrastructure de notre ville.

Ottawa s’est fixé un objectif de 40 % de couvert forestier urbain, mais les données les plus récentes démontrent qu’il nous reste du chemin à faire. Je m’attacherais d’abord à protéger les arbres matures existants, car planter un nouvel arbre ne remplace pas immédiatement la valeur environnementale d’un arbre mature. Les projets d’aménagement ont besoin de tenir compte dès le départ de la préservation des arbres, et non après que les décisions ont déjà été prises.

Ensuite, nous avons besoin de planter davantage et de le faire là où nous avons le plus besoin de le faire. J’appuie l’initiative d’Ottawa en faveur d’une plantation d’arbres proactive et axée sur l’équité, notamment en ciblant les quartiers où le couvert forestier est moins dense et où l’exposition à la chaleur est plus importante. La Ville s’engage déjà dans cette voie grâce à sa Stratégie de plantation d’arbres et au programme « Plant Your Place! ».

Je serais également favorable à l’élargissement des partenariats avec les résidents, les groupes communautaires, les écoles et les entreprises, à l’augmentation des plantations le long des rues et dans les parcs, ainsi qu’à l’examen d’approches novatrices telles que les petites forêts urbaines, là où cela est approprié. Mais la plantation ne représente que la moitié du travail : nous avons besoin de prévoir un budget pour l’arrosage, l’entretien et la survie à long terme, et non pas simplement compter le nombre d’arbres mis en terre.

Pour les collectivités rurales d’Ottawa, elles ont besoin de protéger les forêts existantes et de maintenir une « perte nette nulle » du couvert forestier rural.

Mais surtout, je tiens à ce que nous mesurions les résultats. Nous disposons déjà des données et des outils nécessaires pour suivre l’évolution du couvert forestier. Utilisons-les pour rendre compte publiquement de nos progrès vers l’objectif de 40 %, des endroits où nous perdons du couvert forestier, de ceux où nous en gagnons et des secteurs où nous avons besoin de investissements à l’avenir.

Rendre Ottawa une ville plus verte ne se résume pas à planter davantage d’arbres. Il s’agit de protéger les forêts que nous avons, de développer le couvert forestier de manière équitable et de veiller à ce que ces arbres soient toujours là pour nos enfants et nos petits-enfants. »

6. Comment réduiriez-vous la quantité de déchets d’Ottawa qui finissent dans les dépotoirs, et que feriez-vous pour promouvoir une économie circulaire ?

Mazhar Choudhry

« Par l’éducation et des mesures incitatives. »

Bob Bell

« J’aimerais que la ville explore des solutions de valorisation énergétique des déchets qui permettraient d’utiliser ces derniers pour produire de l’énergie renouvelable et de réduire la quantité de déchets acheminés vers les dépotoirs. J’admets ne pas être un expert en la matière et je m’appuierais sur l’expertise locale pour cerner et mettre en œuvre ces solutions. »

Yvette Ashiri

« J’appuierais des initiatives telles que l’Initiative des villes et régions circulaires (CCRI) ainsi que les stratégies fédérales d’approvisionnement vert qui stimulent activement la demande locale de biens circulaires. »

Tammie Trellert

« Je souhaite qu’Ottawa passe d’une mentalité du « prendre, fabriquer, jeter » à une approche où nous réduisons notre consommation, réutilisons ce que nous pouvons, réparons ce que nous avons et récupérons les matériaux de valeur dans la mesure du possible.

Le Plan directeur actuel des déchets solides d’Ottawa nous offre un excellent point de départ, mais la mise en œuvre et la reddition de comptes sont essentielles. La décharge municipale devrait atteindre sa capacité maximale vers 2034–2035 si les habitudes actuelles en matière d’élimination des déchets se maintiennent; nous avons donc besoin de continuer à promouvoir le détournement des déchets plutôt que de préférer simplement une augmentation de la capacité de l’enfouissement.

Je m’attacherais à rendre le détournement des déchets plus facile et plus pratique, en particulier pour les déchets alimentaires et les matières organiques, qui constituent une part importante de ce qui finit dans les dépotoirs. Cela signifie continuer à étendre l’accès aux bacs verts dans les appartements et les copropriétés, améliorer la sensibilisation et l’infrastructure de collecte, et veiller à ce que les résidents disposent d’options pratiques pour les objets encombrants, les textiles et les matériaux ménagers.

Mais l’économie circulaire va au-delà du recyclage. Je souhaite qu’Ottawa appuie les « cafés de réparation », les événements de réutilisation et d’échange, la récupération alimentaire, le partage d’outils et d’équipement, les programmes de recharge et de location, ainsi que les entreprises locales qui réparent, remettent à neuf et réutilisent les matériaux. La Ville élabore déjà un répertoire de la réutilisation pour mettre les résidents en contact avec ce genre de services, et j’aimerais voir ce travail prendre de l’ampleur.

La Ville a également un rôle à jouer en tant qu’acheteuse. Nous devrions examiner comment les marchés publics municipaux peuvent prioriser les produits durables, réparables et réutilisables, et comment les matériaux de construction et de démolition peuvent être récupérés plutôt que de les envoyer inutilement à l’enfouissement.

Et je ne crois pas que la solution consiste simplement à demander aux résidents d’en faire davantage. Nous avons besoin de faire en sorte que le choix durable soit le choix le plus facile, tout en gardant les services de gestion des déchets accessibles et à abordabilité raisonnable.

Enfin, je souhaite que des rapports publics clairs soient publiés : quelle quantité de déchets détournons-nous réellement, où se situent les lacunes, quelle capacité des dépotoirs économisons-nous, et nos investissements donnent-ils des résultats?

Une ville d’Ottawa plus verte devrait considérer les déchets comme une ressource. Les réduire. Les réutiliser. Les réparer. Les récupérer. Et n’envoyer à l’enfouissement que ce qui n’a vraiment nulle part ailleurs où aller. »

7. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte ses engagements en matière de réduction des émissions dans le cadre du plan « Évolution énergétique » — c’est-à-dire atteindre la consommation d’énergie nette zéro d’ici 2050 ?

Mazhar Choudhry

« En faisant la promotion et en défendant un mode de vie actif et le transport actif. »

Bob Bell

« C’est en réduisant les émissions liées aux déplacements domicile-travail et aux autres modes de transport que nous pouvons avoir le plus grand impact dans la Ville, en incitant davantage de gens à opter pour le transport en commun et les modes de transport actifs lorsque c’est possible. Cela signifie faire d’OC Transpo un service qui fonctionne réellement et sur lequel on peut compter. »

Yvette Ashiri

Réponse fournie en français par la candidate.

« Je vais soutenir l'approche d'Écologie Ottawa et ses initiatives. Je vais appuyer une approche ambitieuse et réaliste pour que la Ville d'Ottawa respecte ses engagements du plan Évolution énergétique et atteigne la carboneutralité d'ici 2050. Cela passe par des actions concrètes : renforcer l'efficacité énergétique des bâtiments municipaux et résidentiels, accélérer la transition vers les énergies renouvelables locales, et réduire la dépendance à l'automobile grâce à un réseau de transport collectif, cyclable et piéton bien intégré. Je crois aussi à la transparence : la Ville doit publier des rapports annuels clairs sur les progrès réalisés et les émissions évitées. Enfin, il faut soutenir les ménages à faible revenu pour qu'ils puissent participer à cette transition sans en subir les coûts. »

Tammie Trellert

« J’appuie l’engagement d’Ottawa à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, mais les engagements n’ont de sens que si nous les mesurons, les finançons et sommes prêts à rendre des comptes lorsque nous prenons du retard.

L’Évolution énergétique identifie les principaux domaines dans lesquels Ottawa a besoin de progresser : l’électrification des transports, la rénovation des maisons et des bâtiments commerciaux existants, le détournement des matières organiques des dépotoirs, la transition de la flotte commerciale et l’augmentation de l’énergie renouvelable. La Ville estime que ces cinq domaines représentent environ 80 % des réductions d’émissions requises.

Mon approche consisterait à concentrer les investissements là où ils produisent des résultats mesurables.

Cela signifie accélérer les rénovations visant l’efficacité énergétique et rendre les programmes plus accessibles aux propriétaires, aux locataires, aux petites entreprises et aux bâtiments plus anciens. Les bâtiments représentent environ 45 % des émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa; nous ne pouvons donc pas atteindre notre objectif sans nous pencher sur la façon dont nous les chauffons et les alimentons en électricité.

Cela signifie également continuer à améliorer le transport en commun et le transport actif, appuyer la transition vers les véhicules électriques et les flottes de véhicules municipaux à zéro émission, et veiller à ce que les nouveaux projets d’aménagement soient conçus dès le départ en fonction de l’efficacité énergétique et du transport durable.

Je crois également que la Ville doit montrer l’exemple. Nos propres bâtiments, notre flotte, nos activités et nos marchés publics devraient s’aligner sur les mêmes objectifs que ceux que nous demandons aux résidents et aux entreprises d’appuyer.

Et cela nous ramène à la question de la transparence. Ottawa s’est déjà fixé des cibles d’émissions et a mis en place un processus de rapport annuel. La cible communautaire est une réduction de 100 % d’ici 2050, avec des cibles intermédiaires de 43 % d’ici 2027, de 68 % d’ici 2032 et de 96 % d’ici 2040, par rapport aux niveaux de 2012.

J’aimerais que les résidents puissent consulter ces chiffres en langage clair, accompagnés des mesures prises, des fonds investis, de ce qui fonctionne et de nos lacunes.

Être écologique, ce n’est pas seulement faire des promesses. C’est passer à l’action, mesurer les résultats et faire preuve d’honnêteté envers les résidents quant à savoir si nous sommes sur la bonne voie. Nous le devons à notre environnement, à nos enfants et aux générations futures. »

8. Comment allez-vous veiller à ce que Ottawa respecte ses engagements pris dans le cadre du Traité de non-prolifération des combustibles fossiles que nous avons signé en 2022 ?

Mazhar Choudhry

« En soutenant et en votant en faveur d’initiatives écologiques. »

Bob Bell

« Ottawa tente de faire un pas dans la bonne direction en introduisant progressivement des autobus électriques, mais nous avons besoin de nous assurer que l’énergie utilisée pour recharger ces autobus provient de sources renouvelables. Nous allons devoir examiner attentivement ce que notre réseau électrique peut actuellement supporter et comment nous pouvons développer davantage de capacité d’énergie propre pour recharger notre flotte. »

Yvette Ashiri

Réponse fournie en français par la candidate.

« Les plans existent déjà; il revient au conseil de veiller à ce que la Ville tienne le cap sur ces engagements. Je serais vigilante à ce que chaque décision municipale soit alignée avec le Traité de non-prolifération des combustibles fossiles, en privilégiant les investissements dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la mobilité durable. »

Tammie Trellert

« Ottawa a pris un engagement en 2022, et je crois que les engagements ont besoin de se traduire en actions.

Je mettrais l’accent sur ce que la Ville peut contrôler : réduire l’utilisation des combustibles fossiles dans les opérations municipales, faire évoluer la flotte de véhicules de la Ville, améliorer le transport en commun et le transport actif, appuyer les bâtiments écoénergétiques et augmenter l’utilisation des énergies renouvelables lorsque cela est possible.

J’intégrerais également les considérations climatiques dans les décisions de la Ville en matière d’approvisionnement et d’infrastructures, afin que les fonds publics ne nous enferment pas dans une dépendance inutile aux combustibles fossiles.

Mais surtout, nous avons besoin de mesurer nos progrès et de les rendre publics. Être écologique, ce n’est pas faire des promesses, c’est agir concrètement, obtenir des résultats mesurables et rendre des comptes. »

9. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte son engagement pris dans le cadre de l’Entente de Montréal sur la biodiversité (protéger 30 % de ses espaces aquatiques, terrestres et aériens) ?

Mazhar Choudhry

« En défendant et en votant en faveur d’initiatives écologiques. »

Bob Bell

« Nous avons besoin de nous assurer que nous ne nous contentons pas de protéger ces espaces pour le simple plaisir de le faire, mais que nous les utilisons de manière réfléchie pour contribuer à bâtir une ville plus résiliente. La protection de zones comme les zones humides peut nous aider à nous prémunir contre les inondations, tout en préservant des espaces verts indispensables pour les générations futures. Je ferais en sorte que la ville examine comment la préservation de l’écologie et la résilience face aux changements climatiques vont de pair, et je veillerais à ce que cela guide nos décisions en matière d’infrastructures à l’avenir. »

Yvette Ashiri

Réponse fournie en français par la candidate.

« Je soutiendrai la création de partenariats avec les Peuples Autochtones, les communautés, et les organismes environnementaux afin d'identifier et de protéger les zones prioritaires. Enfin, la Ville doit rendre compte publiquement de ses progrès et s'assurer que la conservation devienne un pilier de la planification urbaine. Protéger la biodiversité, c'est protéger la santé, la résilience et la beauté de notre ville. »

Tammie Trellert

« La protection de la biodiversité doit faire partie intégrante du développement d’Ottawa, et non pas être une considération après coup.

Je m’efforcerais de protéger les forêts, les zones humides, les cours d’eau, les espaces verts et les corridors d’animaux sauvages d’Ottawa, tout en restaurant les zones naturelles dégradées et en améliorant les liens entre elles. Notre Plan officiel fournit déjà un cadre pour la protection du patrimoine naturel, des ressources en eau et des zones agricoles, et nous avons besoin de l’utiliser efficacement.

Cela signifie prendre des décisions éclairées en matière d’aménagement, protéger les zones naturelles importantes, étendre les forêts urbaines et appuyer les initiatives de conservation menées par les communautés et les Autochtones.

Pour moi, être « vert » signifie protéger ce que nous avons, restaurer ce que nous pouvons et évaluer si nous faisons réellement des progrès. Ottawa devrait rendre publique sa contribution à l’objectif de conservation de 30 % et faire preuve de transparence quant à nos réussites et aux domaines où nous avons besoin de plus d’efforts. »

10. Comment veilleriez-vous à ce que la collectivité participe aux activités et aux décisions écologiques de la Ville d’Ottawa ?

Mazhar Choudhry

« Par le militantisme et des ateliers. »

Bob Bell

« Je pense que nous avons besoin de consultations publiques plus significatives à tous les niveaux à Ottawa. Je m’engage à œuvrer en ce sens, y compris en ce qui concerne les activités et les décisions d’écologie. »

Yvette Ashiri

« Je veillerai à ce que les résidents participent aux décisions d’écologie d’Ottawa en favorisant une approche locale et accessible. Cela signifie organiser régulièrement des consultations publiques, collaborer avec les écoles et les associations communautaires sur des projets concrets comme la plantation d’arbres ou la réduction des déchets, et communiquer clairement un rapport d'étape afin que les gens voient comment leurs commentaires influencent les résultats. Lorsque les résidents peuvent participer directement et constater les changements qui s’opèrent autour d’eux, l’action environnementale devient un effort collectif, et non simplement une politique municipale. »

Tammie Trellert

« Les gens devraient avoir véritablement leur mot à dire dans les décisions environnementales qui touchent leurs quartiers, et je veux débuter cette conversation dès le plus jeune âge, y compris dans nos écoles.

Je m’efforcerais de favoriser une participation publique précoce, accessible et transparente par le biais de réunions de quartier, de sondages en ligne, de groupes communautaires et d’organismes environnementaux, mais aussi en intégrant l’éducation environnementale et des projets concrets dans nos écoles.

Nos enfants sont la prochaine génération de gardiens de l’environnement. Qu’il s’agisse de plantation d’arbres, de jardins communautaires, de réduction des déchets, de projets liés à la biodiversité ou d’apprentissage sur la résilience face aux changements climatiques, je veux que les jeunes aient l’occasion de participer à la vie de leur propre communauté.

Mais surtout, la Ville devrait boucler la boucle : dire aux résidents ce que nous avons entendu, ce que nous avons changé en conséquence, et pourquoi.

Une bonne politique environnementale débute par l’écoute, et elle devrait débuter par nos enfants. »

Autre chose ? : Y a-t-il autre chose que vous aimeriez que Écologie Ottawa et les résidents d’Ottawa sachent à propos de votre programme environnemental ou de vos priorités pour Ottawa ?

Mazhar Choudhry

(Aucune réponse fournie)

Bob Bell

(Aucune réponse fournie)

Yvette Ashiri

Réponse fournie en français par la candidate.

« L'équité linguistique : Il est très important de disposer en ligne d'informations et de consultations publiques en français et en anglais, les deux langues officielles. Merci à Écologie Ottawa d'être un bon exemple. La sécurité alimentaire: soutenir la nourriture locale, les jardins communautaires, les marchés, les fermes, réduire les coûts. »

Tammie Trellert

« Je veux qu’Ottawa soit une ville où le respect de l’environnement est une réalité pratique, et non une simple mise en scène.

Pour moi, cela signifie protéger nos forêts, nos cours d’eau et nos espaces verts, bâtir des collectivités résilientes face aux changements climatiques, faire de la marche, du vélo, de la roue et du transport en commun des choix réalistes, réduire les déchets et faire participer les résidents, y compris nos enfants, à la recherche de solutions.

Je crois également que la politique environnementale doit servir les intérêts des familles. Nous avons besoin de rendre les choix durables accessibles et abordables, plutôt que de simplement dire aux gens ce qu’ils devraient faire.

Et par-dessus tout, je crois en la responsabilité. Si nous prenons un engagement environnemental, nous avons besoin de mesurer les résultats, de rendre compte de ceux-ci et de faire le nécessaire pour l’atteindre.

Je ne m’intéresse pas au théâtre politique. Ce qui m’intéresse, c’est de laisser à la prochaine génération une ville d’Ottawa plus propre, plus verte et plus résiliente. C’est notre responsabilité, celle de chacun d’entre nous, de veiller à ce que cela se réalise. »

ÉCOLOGIE OTTAWA — ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

Quartier 2 – Orléans-Ouest-Innes

Résultats du sondage environnemental auprès de tous les candidats

Vous voulez savoir comment se comparent les candidats au Conseil municipal du quartier 2 en matière d’actions environnementales et climatiques? Alors, lisez ce qui suit!

On a demandé aux candidats de répondre à 10 questions avec leurs propres mots.

Tout est dans les détails. Nous vous recommandons VIVEMENT de lire les réponses complètes de chaque candidat ci-dessous, classées par question, afin de bien comprendre à quel point les candidats sont engagés envers diverses questions environnementales.

Traduit en français par des bénévoles d’Écologie Ottawa. Les réponses fournies en français par les candidats sont publiées telles qu’elles ont été reçues. En cas de divergence, la version anglaise originale fait foi : ecologyottawa.ca/all_candidates_survey_results_2026

Ont répondu (2 sur 3) : Jenna Jessop, David Purchase

*** La candidate Laura Dudas n’a pas participé à ce sondage.

1. Comment vas-tu améliorer la fiabilité, la fréquence et l’abordabilité des services d’OC Transpo, pour qu’ils constituent une alternative attrayante à l’utilisation de l’auto partout en ville?

Jenna Jessop

« Si nous voulons que les gens choisissent le transport en commun plutôt que l’auto, nous devons leur offrir un réseau sur lequel ils peuvent réellement compter. Pour l'instant, trop de gens sont confrontés à des annulations d’autobus, à de longues attentes, à des correspondances manquées et à des trajets qui prennent beaucoup plus de temps qu’ils ne le devraient. Il est difficile de convaincre quelqu’un de laisser son auto à la maison s’il ne peut pas être sûr d’arriver à l’heure au travail, à l’école ou à un rendez-vous.

Ma première priorité serait la fiabilité. Cela signifie s’assurer que nous avons suffisamment d’autobus en circulation, investir dans l’entretien et le remplacement de notre flotte d’autobus, et disposer d’un nombre suffisant de conducteurs et de mécaniciens pour offrir le service que nous promettons. Je souhaite également une meilleure communication publique concernant les annulations et les retards d’autobus afin que nous puissions identifier où se situent les problèmes et tenir le réseau responsable de leur résolution.

La fréquence est également importante. Nous avons besoin de lignes locales fiables qui permettent aux gens de se déplacer au sein de leur propre communauté, ainsi que de meilleures correspondances à travers la ville et de services plus directs et express là où cela est judicieux. Le train léger est un élément important de notre réseau de transport en commun, mais il ne peut pas répondre à tous les besoins en matière de transport. Un solide réseau d’autobus doit fonctionner en parallèle.

L’abordabilité est également importante. Je ne soutiendrais pas d’augmentations des tarifs pour l’instant, et je chercherais des moyens de rendre le transport en commun plus abordable pour les jeunes, les aînés et les résidents à faible revenu. Si nous voulons encourager davantage de gens à utiliser le transport en commun, continuer à l’augmenter alors que le service reste peu fiable nous mène dans la mauvaise direction.

Finalement, les gens choisiront le transport en commun lorsqu’il sera fiable, fréquent, abordable et pratique. Nous avons besoin de nous concentrer sur la transformation d’OC Transpo en un service que les gens veulent utiliser, et non simplement celui qu’ils utilisent parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Si on veut que les gens laissent leur auto à la maison plus souvent, il faut d’abord leur offrir un transport en commun fiable.

Les autobus doivent arriver à l’heure. Les gens ne devraient pas avoir à faire deux ou trois correspondances pour un trajet qui était beaucoup plus simple avant.

Le train léger est important, mais on ne peut pas bâtir tout notre réseau autour du train. Il faut aussi de bonnes lignes locales, des correspondances qui fonctionnent et des autobus express directs là où la demande le justifie.

C’est particulièrement important à Orléans. Il faut améliorer le service nord-sud dans notre communauté. Avant l’ouverture de la ligne 1, les résidents doivent savoir comment ils vont se rendre aux stations, à quelle fréquence les autobus vont passer et comment ils vont revenir dans leur quartier.

Si on veut que les gens choisissent le transport en commun, il faut que ce soit un vrai choix. Un service fiable, pratique et abordable sur lequel les gens peuvent compter. »

2. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte ses engagements en matière de transport durable, comme la marche, le vélo et les moyens de transport à roues?

Jenna Jessop

« Si nous voulons que davantage de gens marchent, fassent du vélo ou utilisent des engins à roues, nous avons besoin de nous assurer qu’ils puissent réellement se rendre à destination de manière sécuritaire. Ottawa s’est engagée en faveur du transport actif, mais la construction d’éléments d’infrastructure isolés ne suffit pas si ces éléments ne sont pas reliés entre eux.

Je m’attacherais à combler les lacunes de notre réseau existant, en particulier là où une piste cyclable ou un sentier se termine brusquement et oblige les usagers à emprunter une route achalandée ou à traverser un carrefour sécuritaire. Ces lacunes peuvent faire la différence entre le fait qu’une personne se sente à l’aise de se rendre à vélo au travail, à l’école, dans un commerce local ou à une station de transport en commun, et qu’elle décide plutôt de prendre l’auto. Les gens ne choisiront pas le vélo pour leurs déplacements quotidiens s’ils ne s’y sentent pas en sécurité.

Cela signifie également qu’il faut examiner attentivement les carrefours et les passages piétons, où les piétons, les cyclistes ou les personnes utilisant des appareils d’aide à la mobilité peuvent être particulièrement vulnérables. Je souhaite que nous priorisions les liaisons qui permettent aux gens d’effectuer un trajet complet de manière sécuritaire, plutôt que de considérer isolément des tronçons d’infrastructure pris séparément.

Nous avons également besoin de rendre le transport actif plus pratique tout au long de l’année. J’aimerais qu’Ottawa envisage d’étendre l’entretien hivernal des sentiers et des liaisons importants, en particulier ceux qui permettent d’accéder au transport en commun, aux écoles et à d’autres destinations communautaires.

Finalement, respecter nos engagements en matière de transport durable ne se résume pas au nombre de kilomètres d’infrastructures que nous construisons. Il s’agit de savoir si les gens peuvent réellement utiliser ce réseau pour se rendre là où ils ont besoin d’aller et se sentir sécuritaires en le faisant. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Ottawa investit déjà beaucoup d’argent dans les trottoirs, les sentiers et les infrastructures cyclables. Ce que je veux savoir, c’est si ça change vraiment la façon dont les gens se déplacent. Est-ce qu’on voit réellement plus de gens marcher, prendre leur vélo ou utiliser d’autres moyens pour se déplacer? Pour moi, c’est ça le résultat qui compte.

Quand un projet est terminé, on devrait regarder ce qui se passe après. Si les gens l’utilisent et qu’on voit une différence, continuons dans cette direction. Mais si les chiffres ne bougent pas, il faut comprendre pourquoi avant de refaire la même chose ailleurs. Le problème peut être un lien qui ne fonctionne pas, un endroit où les gens ne se sentent pas en sécurité ou simplement un trajet qui n’est pas bien entretenu.

Je veux que ces résultats comptent quand le temps vient de décider où on investit ensuite. Je ne veux pas qu’on mesure notre succès simplement en disant qu’on a construit un certain nombre de kilomètres de pistes ou de sentiers.

La Ville vise déjà au moins 50 % des déplacements par des modes de transport durables d’ici 2046. Alors montrons aux résidents si on avance réellement vers cet objectif, particulièrement dans les secteurs de banlieue comme Orléans. Si ça fonctionne, on continue. Si ça ne fonctionne pas, on change notre façon de faire. »

3. Quelle est votre position sur l’élargissement des limites urbaines d’Ottawa?

Jenna Jessop

« Je crois qu’Ottawa devrait se concentrer sur une meilleure utilisation des terrains dont nous disposons déjà à l’intérieur de nos limites urbaines avant de continuer à s’étendre vers l’extérieur. Nous avons besoin de plus de logements, mais l’endroit où nous les construisons et la façon dont nous les construisons ont leur importance.

L’élargissement des limites de la ville entraîne des coûts à long terme. Les nouvelles collectivités ont besoin de routes, de transport en commun, d’infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement, de services d’urgence, de parcs et d’autres services municipaux. En même temps, les infrastructures existantes de la ville nécessitent déjà des investissements considérables.

Concentrer davantage la croissance à l’intérieur des limites actuelles ne signifie pas non plus construire des tours à grande hauteur partout où il y a du terrain disponible. Nous avons besoin de faire des choix délibérés quant au type et à l’ampleur des projets d’aménagement que nous intégrons dans les communautés établies. Il existe des endroits où une hauteur et une densité accrues sont justifiées, en particulier autour des grands corridors et des pôles de transport en commun, mais les projets d’aménagement doivent également s’intégrer à la communauté environnante et être appuyés par les infrastructures et les services disponibles. Nous pouvons créer davantage de logements grâce à diverses options, notamment des projets de construction de faible et moyenne hauteur, sans pour autant transformer radicalement chaque quartier établi.

Je ne considérerais pas la limite urbaine comme quelque chose d’immuable, mais je fixerais des critères très stricts pour toute expansion aussi future. Nous devrions être en mesure de démontrer que nous avons réellement besoin de cette expansion, d’en comprendre tous les impacts sur les infrastructures et les finances, et de prendre en compte ce que nous perdons en terres agricoles et en espaces naturels avant d’aller plus loin vers l’extérieur.

La croissance est inévitable, et nous avons besoin de nous y préparer. Ma priorité serait une croissance réfléchie qui tire mieux parti des collectivités et des infrastructures dont nous disposons déjà, tout en veillant à ce que les nouveaux projets d’aménagement soient adaptés aux endroits où nous les implantons. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Je ne vois pas pourquoi on devrait agrandir les limites urbaines présentement alors qu’on a déjà assez de terrains pour répondre à la croissance pendant plusieurs années.

Ça ne veut pas dire que les limites ne changeront jamais. Ottawa continue de grandir et il faut être réaliste là-dessus. Mais avant d’aller plus loin, je veux qu’on démontre qu’on a réellement besoin de ces terrains et surtout qu’on sache combien ça va coûter aux contribuables.

Parce qu’un nouveau secteur, ce n’est pas seulement des maisons. Il faut aussi penser aux rues, aux égouts, à l’eau, au transport en commun et aux services que la Ville devra fournir pendant des années. Je ne veux pas transférer ces coûts aux résidents qui paient déjà leurs taxes.

Utilisons d’abord intelligemment l’espace qu’on a. Si un jour les chiffres démontrent qu’on doit agrandir les limites pour répondre à la croissance d’Ottawa, on prendra cette décision avec les faits devant nous. »

4. Comment protégeriez-vous les résidents d’Ottawa, particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, contre les effets des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, tempêtes, fumée des feux de forêt, chaleur extrême, etc.) ?

Jenna Jessop

« Nous avons besoin de nous préparer aux conditions météorologiques extrêmes avant qu’une situation d’urgence ne survienne, et non pas simplement réagir une fois que les dégâts sont causés.

Cela débutera par la protection et l’expansion de notre couvert forestier, qui a besoin d’une ombre en cas de chaleur extrême, ainsi que par la protection des espaces verts, des zones humides et d’autres zones naturelles qui peuvent aider à absorber l’eau et à réduire les impacts des fortes pluies et des inondations.

Nous avons également besoin de nous assurer que les infrastructures que nous construisons aujourd’hui sont adaptées aux conditions météorologiques que nous subissons de plus en plus souvent. Lorsque la Ville remplace une route, un égout, un ponceau ou un parc, nous devrions nous demander si ces infrastructures peuvent résister à des pluies plus abondantes, à des inondations, à la chaleur extrême et à des tempêtes plus violentes. Il est bien plus judicieux d’intégrer cette résilience dès le départ que de payer pour réparer ces mêmes infrastructures après un événement météorologique extrême. Nous pouvons également recourir à des solutions pratiques comme les jardins pluviaux, un meilleur drainage, des surfaces plus perméables et d’autres moyens permettant à l’eau de pluie de s’infiltrer dans le sol plutôt que de submerger les égouts pluviaux.

La préparation aux situations d’urgence est un autre élément important. J’aimerais explorer la possibilité de collaborer avec les associations communautaires pour mettre en place des centres ou des trousses d’urgence communautaires, comprenant notamment une alimentation électrique de secours, des bornes de recharge, des fournitures de premiers soins et d’autres équipements d’urgence de base. Les associations communautaires connaissent bien leurs quartiers et peuvent constituer un lien important entre les résidents et la Ville lors d’une urgence majeure.

La résilience climatique consiste finalement à préparer nos infrastructures, nos quartiers et nos résidents avant que le prochain événement météorologique majeur ne se produise. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« C’est un dossier sur lequel je travaille déjà dans ma propre communauté.

Je siège au conseil d’administration de la Blackburn Community Association, où nous travaillons à mettre en place un plan d’urgence local. Une partie importante du travail consiste à savoir quels résidents pourraient avoir besoin d’aide lorsqu’une grosse tempête ou une autre situation d’urgence arrive.

La Ville a déjà des plans et des outils pour aider les communautés à se préparer. Mais quand on essaie réellement de mettre un plan en place, on se rend vite compte qu’il manque encore des choses très pratiques.

Je veux qu’une association communautaire sache exactement qui appeler à la Ville et que chaque communauté ait un endroit désigné où les résidents savent qu’ils peuvent aller en cas d’urgence. Ces endroits doivent aussi être équipés pour faire le travail. Pendant une panne de courant qui dure plusieurs jours, par exemple, avoir de l’électricité de secours dans un centre communautaire peut être essentiel pour une personne qui dépend d’un appareil médical électrique.

Il faut aussi mieux utiliser les réseaux qui existent déjà dans nos quartiers. À Blackburn, notre programme de surveillance de quartier fonctionne avec des responsables de rue qui connaissent leurs voisins. En situation d’urgence, ce sont souvent ces personnes qui vont savoir qu’un voisin âgé, une personne à mobilité réduite ou quelqu’un qui vit seul pourrait avoir besoin d’aide.

On ne peut pas empêcher une tempête, une inondation, une vague de chaleur ou la fumée des feux de forêt d’arriver. Mais on peut préparer nos quartiers avant que ça arrive et savoir comment rejoindre rapidement les résidents qui auront le plus besoin d’aide. »

5. Comment allez-vous préserver et étendre le couvert forestier d’Ottawa ?

Jenna Jessop

« La préservation de notre couvert forestier débutera par la protection des arbres matures dont nous disposons déjà. Nous pouvons planter des milliers de nouveaux arbres, mais il leur faut des décennies pour offrir la même ombre et les mêmes avantages environnementaux qu’un arbre mature. Je souhaite que la protection des arbres soit prise en compte dès le début lorsque nous planifions des projets d’aménagement, des travaux routiers et d’autres projets de la Ville, afin que nous concevions nos projets en tenant compte des arbres en bonne santé chaque fois que cela est raisonnablement possible, plutôt que de les prendre en considération à la fin du processus.

En même temps, nous avons besoin de continuer à planter et de choisir stratégiquement les endroits où nous le faisons. Je souhaite que nous concentrions nos plantations dans les quartiers où le couvert forestier est moins dense et dans les endroits où les arbres peuvent vraiment faire une différence, notamment les parcs, les trottoirs, les arrêts de transport en commun et les sentiers pédestres et cyclables.

Je soutiens également la poursuite de programmes comme « Plant Your Place! », qui fournit gratuitement des arbres aux résidents pour qu’ils les plantent sur leur propriété et offre un soutien supplémentaire à la plantation dans les quartiers où le couvert forestier urbain est moins dense. De tels programmes permettent aux résidents de participer plus facilement à l’enrichissement de la forêt urbaine d’Ottawa.

Enfin, à mesure que nous construisons et réaménageons nos communautés, nous devons nous assurer que les nouveaux arbres ont réellement l’espace et le sol dont ils ont besoin pour croître et survivre. L’élargissement de notre couvert forestier ne se résume pas au nombre d’arbres que nous plantons. Il s’agit de protéger les arbres que nous avons déjà et de veiller à ce que ceux que nous plantons aujourd’hui restent en santé et continuent de fournir de l’ombre dans plusieurs décennies. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Planter de nouveaux arbres est important, mais il faut commencer par protéger les arbres matures qu'on a déjà. Un nouvel arbre ne remplace pas du jour au lendemain un grand arbre qui est là depuis 40 ou 50 ans.

Quand la Ville refait une rue ou qu'un nouveau projet de développement arrive dans un quartier, je veux qu'on regarde sérieusement comment conserver les arbres existants avant de décider de les enlever. Il y aura des situations où un arbre doit partir, mais ça ne devrait pas être automatiquement la solution la plus facile.

Et lorsqu'on doit enlever des arbres protégés, les règles de remplacement doivent être appliquées. Je veux aussi qu'on fasse le suivi. Dire qu'on a planté un arbre ne veut pas dire grand-chose s'il est mort quelques années plus tard.

Ottawa vise un couvert forestier urbain de 40 %. On sait aussi quels quartiers ont moins d'arbres que les autres. Utilisons cette information pour décider où les nouveaux arbres peuvent faire la plus grande différence, tout en facilitant la plantation chez les résidents qui veulent aussi participer.

Au bout du compte, je veux voir le couvert forestier d'Ottawa augmenter, pas seulement un rapport qui nous dit combien d'arbres ont été plantés. »

6. Comment réduiriez-vous la quantité de déchets d’Ottawa qui finissent dans les dépotoirs, et que feriez-vous pour promouvoir une économie circulaire ?

Jenna Jessop

« Je pense que nous avons besoin d’aborder la question des déchets sous deux angles : comment éviter dès le départ que davantage de matières ne se retrouvent en dépotoir, et que faire des déchets qui restent.

L’une des mesures les plus simples consiste à faciliter le tri des déchets pour les résidents. Les gens ont besoin d’options pratiques pour les appareils électroniques, les textiles, les déchets dangereux et d’autres articles qui ne devraient pas finir à la poubelle. Si nous rendons le bon choix difficile ou peu pratique, nous avons moins de chances d’obtenir les résultats souhaités.

J’aimerais également voir davantage d’appui pour la réutilisation et la réparation. Les cafés de réparation, les bibliothèques d’outils, les événements d’échange et d’autres programmes communautaires peuvent aider les gens à prolonger la durée de vie des objets qu’ils possèdent déjà, plutôt que de les jeter et d’en acheter de nouveaux. C’est là l’essence même d’une économie circulaire : maintenir les produits et les matériaux en circulation aussi longtemps que possible.

En même temps, je pense qu’Ottawa a besoin de se montrer ouverte à l’exploration de technologies éprouvées de gestion des déchets pour les matières qui subsistent après avoir réduit, réutilisé, recyclé et composté autant que raisonnablement possible. Je voudrais que chaque option soit soigneusement évaluée en fonction de son coût, de son impact environnemental, de sa fiabilité et de la quantité de déchets qu’elle permettrait réellement d’éviter d’envoyer à l’enfouissement.

Il n’y a probablement pas de solution unique au problème des déchets à Ottawa. Nous avons besoin de faciliter le détournement des déchets dès aujourd’hui, tout en étant prêts à explorer de meilleures façons de gérer ce qui restera à l’avenir. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Je pense qu'il faut faire attention avant de toujours demander aux résidents d'en faire plus pour réduire les déchets. Je ne suis pas en faveur de continuer à réduire la quantité de déchets qu'une famille peut mettre au chemin et de présenter ça comme la solution.

Une grande partie du problème commence bien avant que quelque chose arrive dans nos maisons. Les entreprises décident de l'emballage, des matériaux utilisés et souvent si un produit peut être réparé ou non. Il faut donc qu'elles aient aussi une responsabilité beaucoup plus importante.

L'Ontario a déjà commencé à aller dans cette direction avec le système de recyclage, où les producteurs sont maintenant responsables des matériaux qu'ils mettent sur le marché. C'est une approche qui a du sens pour moi.

À la Ville, je préfère qu'on rende le recyclage, le compostage, la réutilisation et la réparation plus faciles pour les gens plutôt que d'imposer continuellement de nouvelles restrictions aux ménages. Il faut aussi être réalistes : notre site d'enfouissement a une durée de vie limitée et Ottawa doit prévoir ce qui viendra après.

Pour moi, l'économie circulaire devient intéressante lorsqu'on réussit à réutiliser des produits et des matériaux qui auraient autrement été jetés. Faisons-le de façon pratique, mais ne faisons pas croire aux résidents d'Ottawa que ce problème repose entièrement sur leurs épaules. »

7. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte ses engagements en matière de réduction des émissions dans le cadre du plan « Évolution énergétique » — c’est-à-dire atteindre la consommation d’énergie nette zéro d’ici 2050 ?

Jenna Jessop

« Je veux que la Ville s’attache à rendre les choix plus écologiques pratiques et accessibles pour les résidents, plutôt que de se contenter de fixer des cibles.

Les transports jouent un rôle important à cet égard. Nous avons besoin d’un transport en commun fiable et fréquent que les gens ont réellement envie d’utiliser, ainsi que de réseaux piétonniers et cyclables sécuritaires et interconnectés qui offrent aux gens des solutions de rechange réalistes à l’auto. La Ville devrait également poursuivre la transition de son propre parc de véhicules et de transport en commun vers des options plus propres et à zéro émission, là où cela répond à nos besoins opérationnels.

J’appuie également le développement des énergies propres et renouvelables à Ottawa. Cela peut inclure des initiatives telles que la production d’énergie solaire et le maintien d’énergie sur les bâtiments de la Ville d’Ottawa et d’autres propriétés appropriées, ainsi que des projets d’énergie renouvelable implantés de manière responsable.

Pour les résidents, nous devrions continuer à appuyer les programmes qui facilitent l’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs résidences et leur permettent de faire des choix plus écologiques. Cela comprend notamment l’isolation, les thermopompes, les panneaux solaires, le maintien par batterie et la recharge des véhicules électriques. Ces améliorations peuvent réduire les émissions tout en aidant les ménages à diminuer leur consommation d’énergie au fil du temps.

La Ville ne peut pas atteindre la carboneutralité à elle seule. Bon nombre des décisions les plus importantes et des programmes de financement relèvent des gouvernements provincial et fédéral. Je collaborerais avec ces deux ordres de gouvernement pour obtenir pour Ottawa des fonds et des programmes qui aideront les résidents, les entreprises et la Ville à opérer cette transition.

Pour moi, respecter nos engagements climatiques, c’est veiller à ce que l’option plus écologique soit aussi une option pratique. Si nous voulons que les gens fassent des choix différents, nous avons besoin de leur fournir l’infrastructure, les services et le soutien nécessaires pour qu’ils puissent le faire. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Ottawa a déjà pris cet engagement. Pour moi, il faut maintenant être capables de démontrer aux résidents si on avance réellement vers la cible et combien ça nous coûte.

La Ville mesure déjà ses émissions chaque année. Servons-nous de ces données pour prendre nos décisions. Quand on investit l'argent des contribuables dans un programme, je veux savoir ce qu'on a réellement obtenu en retour.

Il y a aussi des choses que la Ville contrôle directement. Par exemple, améliorer l'efficacité énergétique de nos propres bâtiments peut réduire les émissions tout en diminuant les coûts d'exploitation. C'est le genre de projet qui m'intéresse parce qu'on peut en mesurer les résultats.

Là où je serais plus prudent, c'est de continuellement transférer la responsabilité et les coûts aux résidents. La Ville ne peut pas atteindre une cible comme celle-là toute seule. Les gouvernements fédéral et provincial, les entreprises et d'autres secteurs ont aussi un rôle important à jouer.

Je vais regarder les résultats, les coûts et les progrès réels vers 2050. Si une mesure fonctionne et offre une bonne valeur aux contribuables, ça vaut la peine de continuer. Si ce n'est pas le cas, je ne veux pas qu'on continue simplement parce qu'on s'était donné une cible. »

8. Comment allez-vous veiller à ce que Ottawa respecte ses engagements pris dans le cadre du Traité de non-prolifération des combustibles fossiles que nous avons signé en 2022 ?

Jenna Jessop

« L’adhésion d’Ottawa au Traité de non-prolifération des combustibles fossiles devrait se refléter dans les décisions que nous prenons en tant que Ville. Pour moi, cela signifie réduire progressivement notre dépendance aux combustibles fossiles tout en veillant à ce que la transition soit réaliste et abordable pour les résidents.

La Ville peut montrer l’exemple en faisant passer ses propres bâtiments, véhicules et transports en commun à une énergie plus propre à mesure que l’infrastructure et l’équipement sont remplacés. En même temps, nous devrions rechercher des possibilités de développer les énergies renouvelables ici même à Ottawa, notamment l’énergie solaire et le stockage d’énergie sur les propriétés municipales, et appuyer des projets d’énergie renouvelable implantés de manière responsable.

Nous avons également besoin de faciliter cette transition pour les résidents eux-mêmes. L’amélioration du transport en commun et des modes de transport actifs peut réduire notre dépendance à l’égard de l’auto, tandis que les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, les programmes d’efficacité énergétique résidentielle et le soutien à des technologies comme les thermopompes peuvent offrir aux gens des solutions de rechange plus abordables aux combustibles fossiles.

Nous avons besoin de prendre en compte ces choix lorsque nous effectuons des investissements majeurs à long terme. Si nous construisons des infrastructures qui resteront en place pendant des décennies, nous devrions nous demander si elles nous rapprochent de nos engagements climatiques ou si elles nous enferment dans une utilisation accrue des combustibles fossiles.

Bon nombre des décisions les plus importantes concernant l’énergie et la production de combustibles fossiles sont à l’extérieur du contrôle municipal; Ottawa doit donc continuer de collaborer avec les gouvernements provinciaux et fédéral. Nous devrions nous concentrer sur les décisions que nous pouvons prendre localement tout en plaidant en faveur du financement et des changements politiques plus larges que l’on a besoin d’avoir pour rendre cette transition possible. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Ottawa a appuyé le Traité de non-prolifération des combustibles fossiles en 2022. Je comprends l'objectif, mais il faut aussi être réalistes sur ce qu'Ottawa peut faire elle-même et ce qui relève plutôt des gouvernements fédéral et provincial.

Je commencerais par les opérations de la Ville. On mesure déjà nos émissions, alors servons-nous de cette information pour voir où on gaspille de l'énergie et où un changement peut vraiment faire une différence. Si un bâtiment municipal coûte trop cher à chauffer ou à faire fonctionner, regardons ce qu'on peut améliorer. Si les travaux réduisent les émissions et permettent aussi d'économiser à long terme, ça a du sens.

Je ne veux pas qu'on commence à remplacer des véhicules ou de l'équipement qui peuvent encore servir pendant plusieurs années simplement pour atteindre une cible. Entretenons-les et utilisons-les jusqu'au moment où ils doivent réellement être remplacés. À ce moment-là, on regarde ce qui existe, combien ça coûte et ce qui répond vraiment aux besoins de la Ville.

Les résidents devraient aussi pouvoir voir si on avance réellement. Pas besoin d'un autre gros rapport que personne ne va lire. Montrons ce qui a changé, combien ça a coûté et si les émissions ont réellement diminué. Si quelque chose ne fonctionne pas, on ajuste notre approche.

Je ne veux surtout pas que la réponse soit de toujours transférer plus de responsabilités aux résidents. Les gens doivent chauffer leur maison et se rendre au travail. Ottawa devrait commencer par mieux gérer ce qui lui appartient, pendant que les autres niveaux de gouvernement s'occupent des décisions beaucoup plus importantes qui relèvent d'eux. »

9. Comment veilleriez-vous à ce que Ottawa respecte son engagement pris dans le cadre de l’Entente de Montréal sur la biodiversité (protéger 30 % de ses espaces aquatiques, terrestres et aériens) ?

Jenna Jessop

« Pour respecter les engagements d’Ottawa en matière de biodiversité, nous avons besoin de débuter par la protection des espaces naturels dont nous disposons déjà et la restauration des espaces endommagés.

Je souhaite que la biodiversité soit prise en compte beaucoup plus tôt lorsque nous prenons des décisions en matière d’urbanisme et d’aménagement. Nous devrions repérer les habitats importants, les zones humides et les espaces naturels avant que les plans ne soient en grande partie élaborés, alors qu’il y a encore une possibilité de les protéger et de les intégrer dans nos projets. Les zones humides méritent une attention particulière, car elles constituent non seulement des habitats importants, mais contribuent également à la gestion des inondations et à la protection de notre eau.

Il existe également des possibilités d’améliorer la biodiversité sur les terrains que la Ville possède déjà. J’aimerais voir davantage d’arbres, d’arbustes et de plantes indigènes intégrés dans les parcs, les bords de route, les zones de gestion des eaux pluviales et d’autres espaces municipaux appropriés. Nous pouvons également restaurer les rives, les zones humides et d’autres zones naturelles endommagées en replantant de la végétation indigène et en améliorant les habitats.

Une partie de ce travail doit consister à redoubler d’efforts pour gérer les espèces envahissantes. Je soutiendrais des mesures plus énergiques pour prévenir leur propagation, éliminer les espèces envahissantes lorsque cela est possible et restaurer les zones touchées à l’aide de plantes indigènes. Il est important de protéger les habitats existants, mais nous avons également besoin de veiller à ce que ces zones naturelles restent en bonne santé.

La protection de la biodiversité ne se résume pas à tracer une ligne autour d’un lopin de terre et à le déclarer « protégé ». Nous avons besoin de protéger les zones naturelles importantes avant qu’elles ne disparaissent, de restaurer celles qui ont été endommagées et de mieux utiliser les terrains que la Ville gère déjà pour appuyer la santé des écosystèmes et les animaux sauvages. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Je commencerais par demander où Ottawa en est réellement par rapport à l'objectif de 30 %. Si une grande partie du territoire est déjà protégée, les résidents devraient le savoir. S'il nous en manque, il faut savoir combien avant de commencer à prendre de nouvelles décisions sur les terrains.

La Ville a déjà identifié un réseau de milieux naturels dans son Plan officiel. Je préfère partir de ce travail plutôt que de lancer encore une autre étude. Lorsqu'un secteur a une vraie importance environnementale, protégeons-le et tenons-en compte lorsqu'un projet est proposé à proximité.

Avec la croissance d'Ottawa, ces décisions vont revenir de plus en plus souvent. Je suis en faveur d'une croissance responsable, mais je ne veux pas que les résidents apprennent à la dernière minute qu'un projet pourrait avoir un impact sur un milieu naturel important près de chez eux. Ça doit faire partie de la discussion dès le début.

Pour moi, atteindre le 30% ne devrait pas simplement être un chiffre sur une carte. Je veux qu'on protège des endroits qui ont réellement de la valeur et qu'on ne perde pas un milieu naturel important d'un côté de la ville pour ensuite dire qu'on a atteint notre objectif ailleurs. »

10. Comment veilleriez-vous à ce que la collectivité participe aux activités et aux décisions écologiques de la Ville d’Ottawa ?

Jenna Jessop

« La participation communautaire a besoin de se dérouler suffisamment tôt pour que les résidents puissent réellement influencer les décisions, et non pas après que la plupart des décisions ont déjà été prises. Lorsqu’un projet ou un aménagement de la Ville pourrait avoir une incidence importante sur un milieu naturel local, je veux que les résidents et les organismes communautaires en soient informés dès le début, qu’ils comprennent ce qui est proposé et qu’ils aient une réelle possibilité de donner leur avis.

J’aimerais également créer davantage de possibilités pour les résidents de s’impliquer directement dans la protection de leur environnement local. Cela pourrait inclure la plantation d’arbres par la communauté, la plantation d’espèces indigènes et des projets en faveur des pollinisateurs, la restauration des rives et des habitats, l’élimination des espèces envahissantes, les jardins communautaires et d’autres initiatives locales de gérance responsable. La Ville peut collaborer avec les associations communautaires et les organismes environnementaux qui possèdent déjà les connaissances nécessaires et disposent de bénévoles prêts à aider.

Nous devrions également aider les résidents à mieux comprendre l’information environnementale qui sous-tend les décisions de la Ville. Les rapports et les consultations devraient expliquer clairement ce qui est envisagé, quels sont les impacts potentiels et quelles parties d’une proposition peuvent encore être modifiées.

Mais surtout, nous avons besoin de boucler la boucle de rétroaction. Lorsque les résidents prennent le temps de participer, ils devraient recevoir un retour d’information sur ce que la Ville a retenu, ce qui a changé en conséquence et pourquoi certaines suggestions ont pu ou n’ont pas pu être intégrées. C’est ainsi que nous instaurons la confiance et que nous encourageons les gens à continuer de s’impliquer. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Pour moi, la meilleure façon d'encourager les gens à participer, c'est de ramener ça au niveau du quartier et de leur donner de vraies occasions de s'impliquer.

Je siège au conseil d'administration de la Blackburn Community Association et je vois ce que les résidents peuvent accomplir lorsqu'ils participent directement dans leur communauté. La Ville devrait travailler davantage avec les associations communautaires sur des projets environnementaux locaux et aider les résidents qui veulent participer à passer de l'idée à l'action.

Ça peut être un projet dans un parc, le long d'un sentier ou ailleurs dans le quartier. Et l'idée n'a pas toujours besoin de venir de la Ville. Si des résidents voient quelque chose qu'on pourrait améliorer dans leur communauté, ils devraient pouvoir proposer leur idée et travailler avec la Ville pour la réaliser.

C'est la même chose pour les décisions environnementales. Lorsqu'une décision de la Ville risque d'avoir un impact sur un quartier, les résidents doivent pouvoir participer assez tôt pour que leur opinion puisse encore changer quelque chose. Demander l'avis des gens lorsque les décisions importantes sont pratiquement déjà prises, ce n'est pas une vraie consultation.

Comme conseiller, je veux que les résidents du quartier 2 sachent ce qui se passe dans leur communauté, comment ils peuvent participer et à qui parler lorsqu'ils ont eux-mêmes une idée. C'est beaucoup plus efficace que d'attendre que les gens cherchent eux-mêmes l'information quelque part sur le site Web de la Ville. »

Autre chose ? : Y a-t-il autre chose que vous aimeriez que Écologie Ottawa et les résidents d’Ottawa sachent à propos de votre programme environnemental ou de vos priorités pour Ottawa ?

Jenna Jessop

« Pour moi, une bonne politique environnementale devrait également améliorer la vie quotidienne des gens. Un transport en commun fiable offre aux gens une alternative réaliste à l’auto. Des liaisons piétonnières et cyclables sécuritaires donnent aux gens davantage de moyens de se déplacer dans leur communauté. Les arbres et les espaces verts fournissent de l’ombre et rendent les quartiers plus résilients face à la chaleur extrême et aux fortes pluies. Une croissance bien pensée peut protéger les espaces naturels tout en tirant mieux parti des infrastructures dont nous disposons déjà.

Je crois également que nous avons besoin de rendre les choix environnementaux pratiques et accessibles. Il est beaucoup plus facile de demander aux gens de faire des choix plus écologiques lorsque nous leur offrons des moyens abordables et réalistes de le faire.

Enfin, je souhaite que les résidents participent à ces discussions. Qu’il s’agisse d’aménagement, de transport, de parcs ou d’initiatives climatiques, les gens devraient avoir l’occasion de participer dès le début, de comprendre les décisions prises et de savoir ce qu’il est advenu de leurs commentaires. »

David Purchase

Réponse fournie en français par le candidat.

« Pour moi, une bonne politique environnementale doit donner des résultats que les gens peuvent réellement voir.

Dans mes réponses à ce questionnaire, j'ai essayé d'être clair là-dessus. Je veux protéger les milieux naturels qui comptent, mieux préparer nos communautés aux événements météorologiques importants et réduire l'impact environnemental de la Ville. Mais il faut aussi être réalistes sur ce qu'une municipalité peut accomplir et sur ce qu'on demande aux résidents de payer.

Je ne pense pas que la réponse à chaque problème environnemental soit une nouvelle restriction pour les résidents ou un nouveau programme municipal. Parfois, il faut simplement améliorer ce qu'on fait déjà, mieux planifier avant de construire ou demander à la Ville de rendre des comptes sur les engagements qu'elle a déjà pris.

Le coût compte aussi. Lorsqu'on dépense l'argent des contribuables pour une initiative environnementale, je veux savoir si ça fonctionne réellement. Si on peut réduire notre consommation d'énergie tout en économisant de l'argent, c'est un bon investissement. Si on protège un milieu naturel important, les résidents devraient comprendre pourquoi. Et lorsqu'on demande aux gens de changer quelque chose dans leur vie quotidienne, il devrait y avoir une bonne raison.

Mon approche est assez simple. Fixons-nous des objectifs réalistes, vérifions si on les atteint et soyons prêts à changer notre façon de faire lorsque quelque chose ne fonctionne pas. »

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